Grippe H1N1 : pas pire que les autres grippes


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“Grippe H1N1 : pas pire que les autres grippes” par le Docteur Erard de Hemricourt. La pandémie grippale H1N1 de 2009 étant officiellement terminée selon l’OMS depuis le mois d’août 2010, voici une étude intéressante qui amènera son lot de commentaires surtout auprès de ceux qui, dès le départ de la pandémie, mettaient en doute le caractère (trop) alarmiste propagé par certains médias, scientifiques ou politiciens.

Une équipe de médecins américains appartenant entre autre à la division Influenza du Center for Disease Control and Prevention (CDC) a repris et analysé les données médicales récoltées chez les patients suivis pour symptômes grippaux (fièvre, frissons, toux) depuis 2007 et ce, jusqu’au mois de novembre 2009. Cette étude s’étalant sur une durée de 3 ans vient d’être publiée dans le mensuel de médecine JAMA du mois de septembre 2010 (Clinical characteristics and 30-day outcomes for Influenza A 2009 (H1N1), 2008-2009 (H1N1) and 2007-2008 (H3N2) infections. Edward A. Belongia. JAMA 2010 ; 304 (10) : 1091-1098).


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Les médecins se sont plus particulièrement intéressés aux patients suivis dans l’état du Wisconsin aux États-Unis. Chaque cas de grippe (enfant et adulte) était répertorié et suivi pendant une durée de 30 jours ; les critères d’inclusion étant l’apparition d’une fièvre, d’une toux et de frissons d’une durée inférieure à 8 jours. Les patients ayant donné leur consentement étaient ensuite testés pour la présence éventuelle des différentes souches virales influenza du groupe A (H1N1 classique, H1N1 de 2009 et H3N2).

Parmi les individus inclus dans l’étude, 545 patients (âge médian de 10 ans) montraient une infection par le virus H1N1 de 2009, 221 patients (âge médian de 11 ans) par le virus H1N1 saisonnier et 632 (âge médian de 25 ans) par le virus H3N2. En étudiant l’évolution de ces patients, le Dr Belongia et son équipe ont constaté plusieurs faits à savoir :
– durant la période de suivi de 30 jours, la grippe H1N1 de 2009 n’avait pas entraîné un surplus d’hospitalisation ou de pneumonies chez les enfants par rapport aux autres souches virales.
– chez les adultes, un tableau similaire était de mise avec un taux d’hospitalisation ou de pneumonies semblable pour l’ensemble des souches virales étudiées.

Sur base de ces constatations, les chercheurs peuvent confirmer que la gravité des manifestations cliniques et le risque d’hospitalisation sont restés similaires entre la grippe H1N1 de 2009 et les autres formes de grippes (H1N1 saisonnier et H3N2). Ils rajoutent de plus que, bien que la tranche d’âge des patients infectés par la souche H1N1 de 2009 fût différente avec des patients plus jeunes par rapport aux autres années, la sévérité des complications estimée sur base des hospitalisations ou des pneumonies secondaires n’était pas pire par rapport aux autres formes de grippe.

Docteur Erard de Hemricourt pour News Santé ©2010


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