Bénéfices de l’activité physique face au vieillissement


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“Bénéfices de l’activité physique face au vieillissement” par le Docteur Erard de Hemricourt . L’activité physique et le sport ne sont pas uniquement recommandés pour éviter les problèmes liés à l’obésité, les maladies cardiaques ou tout simplement pour se sentir bien dans sa peau. La pratique d’une activité physique régulière a un impact certain sur le vieillissement corporel et les capacités cognitives des personnes âgées comme viennent de le montrer quatre articles publiés dans la revue de médecine Archives of Internal Medicine de janvier 2010. Ces quatre études montrent clairement l’importance de l’activité physique régulière pour lutter contre les effets du vieillissement que ce soit sur le plan physique ou intellectuel.

Dans l’éditorial accompagnant ces 4 articles publiés, les Drs Jeff Williamson et Marco Pahor de l’Université de Floride précisent déjà que des études précédentes indiquaient un impact positif de l’activité physique régulière sur une série de conditions médicales souvent rencontrées chez les personnes âgées à savoir l’obésité, le cancer, les atteintes cardiovasculaires, les maladies pulmonaires, l’arthrite ou le risque de fracture consécutif à une chute. Ils rajoutent que « l’activité physique régulière a également été associée à une augmentation de la longévité ainsi qu’à un risque moindre de dépendance ou de handicap physique. Désormais, ces quatre nouvelles études nous permettent de mieux comprendre l’étendue des maladies liées à l’âge pour lesquelles l’exercice physique présente un impact clinique significatif ».


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Dans la première des quatre études (Arch Intern Med 2010, 170(2) ; 194-201), les chercheurs ont étudié l’influence de l’exercice chez les personnes d’âge moyen et son association éventuelle avec une amélioration de la qualité de la vie au cours des années ultérieures. Pour ce faire, les auteurs ont repris les données cliniques de 13535 patientes. De ces données il ressort que, parmi les femmes de plus de 70 ans, celles qui avaient pratiqué une activité physique régulière durant leur période post-adolescence avaient plus de chance d’être en meilleure santé. En effet, les femmes qui avaient été actives sur le plan physique durant leur vie d’adulte étaient celles qui présentaient ultérieurement le moins de maladies chroniques, de pathologies cardiaques nécessitant une chirurgie ou qui souffraient le moins d’une dégradation des fonctions mentales et cognitives.

La seconde étude publiée s’est penchée sur l’association entre la pratique sportive et l’amélioration des fonctions intellectuelles chez les femmes âgées (Arch Intern Med 2010, 170(2) ; 170-178). Sur un échantillon de 155 femmes de 65 à 75 ans, les chercheurs de l’Université de Vancouver en Colombie-Britannique ont clairement montré que les femmes qui pratiquaient une activité physique régulière pendant une année à raison d’une à deux séances par semaine, présentaient de meilleurs résultats lorsqu’on leur faisait subir un test cognitif (test de Stroop). Les performances étaient accrues d’environ 10 % par rapport au groupe de femmes n’ayant réalisé aucune activité physique durant l’année écoulée.

Dans la troisième étude publiée, les médecins de l’Université de Munich en Allemagne ont suivi un groupe d’adultes de plus de 55 ans pendant près de deux ans (Arch Intern Med 2010, 170(2) ; 186-193). D’après leurs résultats, la pratique d’une activité physique régulière (en moyenne 3 fois par semaine) entraînait une diminution du déclin des fonctions intellectuelles chez les participants qui passait de 14% pour le groupe contrôle à 5% dans le groupe-exercice.

Finalement, dans la quatrième étude, les médecins de l’Université d’Erlangen en Allemagne ont recruté de mai 2005 à juillet 2008 246 femmes de plus de 65 ans (Arch Intern Med 2010, 170(2) ; 179-185). Ces femmes ont ensuite été reparties en deux groupes en fonction d’un programme d’exercice régulier pré-établi (groupe A) ou d’un programme de bien-être uniquement (groupe B). Les chercheurs se sont aperçus que les femmes du groupe-exercice (groupe A) présentaient une meilleure densité minérale osseuse, un risque réduit de chute mais par contre aucune modification de leur risque cardio-vasculaire. Les auteurs de l’étude soulignent que le régime d’exercice dont bénéficiaient les femmes âgées est un programme tout à fait classique et réalisable et qui pourrait facilement être implémenté dans les structures de soins par les différents acteurs du secteur médical.


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