La justice valide l’arrêt des soins d’Inès, une ado de 14 ans dans le coma depuis plusieurs mois.




Malgré la volonté des parents, le tribunal administratif de Nancy vient d’autoriser l’hôpital universitaire de Nancy à arrêter les soins d’Ines, une ado de 14 ans plongée dans le coma depuis juin dernier après un arrêt cardiaque.

Ce sont les parents de la jeune fille qui avaient saisi la justice dans le cadre du référé-liberté. Par leur démarche, ils demandaient la suspension de l’exécution de la décision médicale du 21 juillet 2017 d’arrêter le dispositif d’assistance respiratoire de la jeune fille.

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Dans un premier temps, et à l’issue d’une première audience qui s’est déroulée le 13 septembre dernier, les juges ont provisoirement suspendu la décision d’arrêt des soins. Puis d’ordonner une expertise médicale menée par un collège d’experts composé de deux neuro-pédiatres et un chef de service de réanimation pédiatrique.

C’est après avoir examiné ce rapport d’expertise – il a été remis aux juges le 17 novembre dernier – que l’affaire a de nouveau été examinée.

Au vu des conclusions du rapport d’expertise et après audition des parents de la jeune Inès et du représentant du CHRU de Nancy, les juges ont décidé de rejeter la demande de suspension de l’exécution de la décision d’arrêt de l’assistance respiratoire d’Inès.

Selon les conclusions de ce collège d’experts, la jeune fille est aujourd’hui dans « un état végétatif persistant (…) et n’aura plus jamais la capacité d’établir le moindre contact ».

Une version contestée par les parents qui affirment que leur fille aurait manifesté des signes de réaction, plus particulièrement au niveau de la main.

Malgré cette décision “favorable”, le CHRU DE NANCY n’a pas l’intention de précipiter les choses d’autant que les parents devraient probablement faire appel de cette décision. Selon leur avocat, ils ont 15 jours pour le faire.

Quant au représentant de l’hôpital, Maître Maître Bertrand, il a indiqué à l’AFP que le CHRU DE NANCY ne prendrait “aucune décision hâtive et qu’il attendrait un éventuel arrêt du Conseil d’Etat” avant de faire le choix d’arrêter les soins.