Deux fois trop de viande à la cantine selon Greenpeace




Les écoliers, collégiens et lycéens français mangent beaucoup trop de viande déplore Greenpeace. Selon la célèbre ONG entre deux et six fois trop de protéines sont servies aux enfants par rapport aux recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES).

Pour Greenpeace on est face à une aberration dangereuse pour la santé des enfants (surpoids, obésité), mais aussi dévastatrice pour notre planète. Et de rappeler qu’à lui seul, l’élevage industriel est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.

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Selon l’étude qui a été menée, les enfants consommeraient au minimum deux fois trop de viande par rapport à leurs besoins nutritionnels. On sait pourtant qu’une alimentation trop riche en graisses et en protéines animales peut entraîner une augmentation des maladies chroniques d’origine nutritionnelle, (obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires et parfois même cancers).

Dénonçant l’influence des lobbies sur les contenus des assiettes à l’école, Greenpeace milite aujourd’hui en faveur de menus plus éco-responsables à la cantine et en appelle à l’arrêt de cette surconsommation de viande et de produits laitiers dans toutes les cantines de France.

Trop de viande dans les cantines : une pétition

L’ONG a même lancé une pétition en ligne dans l’espoir de convaincre le président Emmanuel Marco de prendre toutes les mesures nécessaires pour y mettre un terme. Accès à la pétition ICI.

Elle demande au président :

– d’introduire deux repas végétariens par semaine à horizon 2020
– d’augmenter la part du bio dans toute la restauration scolaire
– d’interdire la présence des lobbies dans les écoles
– de limiter l’influence des lobbies dans les instances de décisions

Il y a une quinzaine de jours à peine la fondation Terra Nova délivrait un message très similaire appelant les Français à diviser par deux leur consommation de viande. Et de proposer notamment une généralisation de l’option du « repas alternatif végétarien» et l’imposition d’un jour végétarien par semaine dans la restauration scolaire des collèges et lycées.