Aucune place pour la vitamine D et le calcium dans la prévention des fractures chez les femmes âgées




vitamine-D“Aucune place pour la vitamine D et le calcium dans la prévention des fractures chez les femmes âgées” par le Docteur Erard de Hemricourt. Alors que de plus en plus de médecins, spécialistes ou non, commencent à douter de l’efficacité de certains médicaments – entre autre dans le domaine de la cardiologie – voici un nouveau coup de massue assénée cette fois par les autorités américaines dans le domaine de la santé osseuse et de la prévention des fractures chez les femmes âgées.

Selon les instances officielles américaines représentées par les experts du ‘U.S. Preventive Services Task Force’, prendre des suppléments de vitamine D3 et de calcium n’aurait aucune efficacité prouvée chez les femmes âgées et serait tout aussi efficace qu’un … placebo.

Notons avant d’entrer dans le vif du sujet que les dosages étudiés et retenus par les différents experts pour la vitamine D3 étaient de 400 unités internationales par jour et pour le calcium de 1000 mg par jour.

Ces conclusions publiées récemment dans la revue Annals of Internal Medicine se fondent sur l’analyse de six grandes études randomisées sur l’effet de la supplémentation en vitamine D3 et en calcium chez les femmes au-delà d’un certain âge. Précisons que la plus grande de ces six études était la fameuse ‘Women’s Health Initiative Study’ qui regroupait un total de 36.000 femmes âgées de 50 à 79 ans.

D’après ces dernières recommandations, non seulement, la prise de vitamine D3 (400 UI/jour) et de calcium (1000 mg/jour) ne servirait à rien mais en plus, provoquerait l’apparition d’effets secondaires tels des calculs rénaux. Même si ce risque reste faible, il est, face à l’absence d’éléments bénéfiques prouvés, un élément à ne pas négliger.

Dans la revue Annals of Internal Medicine où ces recommandations ont été publiées, les experts précisent que dans l’état actuel des connaissances, il est préférable de pas prévenir le risque de fracture par l’administration de vitamine D et le calcium.

Il est cependant regrettable que ces experts n’aient pas profité de l’occasion pour insister sur les bénéfices réels et bien prouvés de l’activité physique même modérée sur le renforcement de la structure osseuse et sur la prévention des dites fractures chez les personnes âgées.

Certains experts en vitamine D protesteront également en insistant sur deux éléments : la première étant la dose de vitamine D étudiée qui était de 400 UI/j et qui pourrait ne pas être suffisante pour exercer une activité potentielle sur la prévention des structures osseuses. La deuxième remarque serait que, donner simplement de la vitamine D avec du calcium à une personne âgée en ne lui recommandant aucune activité physique en même temps, ce serait un peu comme mettre de la super-essence dans une Ferrari en oubliant de mettre le contact. Aucune efficacité in fine !

Docteur Erard de Hemricourt pour News Santé ©2013 – Tous droits réservés
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