Les CHU encouragent l’allaitement maternel




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Demain débute la semaine mondiale dédiée à l’allaitement maternel avec en ouverture la désormais traditionnelle Grande Tétée, une manifestation créée à l’origine dans le but de sensibiliser l’opinion aux avantages évidents de cette pratique, trop souvent négligée.

L’occasion de rappeler que les CHU encouragent eux aussi cette pratique totalement naturelle.

Ainsi dans le cadre de cette semaine mondiale, les CHU font la promotion de ce geste naturel et déclinent ses vertus lors des visites et expositions. Gros plan sur les initiatives de Bordeaux et de Tours…

A Bordeaux, les équipes du centre Aliénor d’Aquitaine et la direction culturelle du CHU exposent le «Peau à peau » sur des posters élaborés par les sages-femmes du CHU et les photos d’Eline Edden. Le 16 octobre, en partenariat avec le Krakatoa, les musiciens du groupe AlaSourCe se produiront dans les services puis dans le hall du centre Aliénor d’Aquitaine.

Depuis une dizaine d’années le CHU de Bordeaux a fait évoluer ses pratiques avec pour résultat une augmentation de 50% du taux d’allaitement maternel à la sortie de l’établissement : de 45,6% en 2000, il atteint 70% en 2011 soit 10 points de plus que la moyenne nationale. Pour parvenir à ce résultat les équipes soignantes et médicales ont créé en 2004 une consultation d’allaitement proposée aux futures mamans durant leur grossesse. Rentrées au domicile, elles peuvent encore en bénéficier en cas de difficultés lors de la reprise du travail ou du sevrage. Formé à l’allaitement maternel, le personnel a aussi élaboré un référentiel destiné aux professionnels.

Les sages-femmes et les médecins détiennent un certificat de consultante en lactation ou un diplôme universitaire de lactation humaine. Quant aux sages-femmes référentes, elles transmettent leur expertise à la maternité ou en néonatologie. Enfin, le partenariat avec le lactarium du CHU qui traite 2 500 litres de lait maternel par an a été renforcé

Dès la naissance, et le plus souvent possible, l’équipe favorise le « peau à peau » avec la mère ou le père. Cette démarche facilite la mise en place de l’allaitement, régule la température et sécurise les nouveau-nés qui de ce fait pleurent moins.

Quand elles décident d’allaiter sur plusieurs mois, les patientes peuvent compter sur le réseau de liaison constitué de sages-femmes libérales et professionnels de la protection maternelle et infantile.

Dans cet accompagnement, les pères ont toute leur place. A la maternité, ils assistent et participent aux soins de leurs enfants et depuis la rénovation des locaux du centre Aliénor d’Aquitaine, peuvent rester la nuit. Ils jouent un rôle important dans l’allaitement maternel, tant dans le choix que dans le soutien sur toute la période.

Tours ouvre les portes de son lactarium. Lieu d’écoute et de conseil, le lactarium est aussi un centre de collecte des dons de lait et de conservation. Toute femme qui allaite peut donner son lait, soit pour son bébé lorsqu’il est hospitalisé ou malade, soit pour en faire don aux autres. Le lait recueilli à domicile est analysé et conservé congelé. Il est aussi possible de conserver le lait d’une maman qui – provisoirement- ne peut pas mettre son enfant au sein, car le bébé est trop jeune ou fatigué pour téter. Ce lait si précieux ne sera pas jeté mais donné à cet enfant au fur et à mesure de ses besoins.

Le personnel du lactarium dispense aussi des consignes utiles aux femmes allaitantes, mères de prématurés, d’enfants malades ou porteurs d’un handicap. Les conseillères sont aussi là au moment de la reprise du travail et du sevrage.

Le lactarium propose également des formations aux professionnels de santé.

Préconisé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et par le Programme National de Nutrition Santé (PNNS), l’allaitement maternel est recommandé de façon exclusive jusqu’à 6 mois puis avec une diversification alimentaire jusqu’à l’âge de 2 ans. Les bienfaits sont nombreux pour le bébé comme pour sa mère. Un bébé allaité est davantage protégé des infections digestives et respiratoires. Et plus tard, l’enfant aura moins de risque de développer des pathologies comme le diabète, l’obésité, l’hypertension artérielle et l’hypercholestérolémie.

Au renforcement du lien mère-enfant par la proximité et le « peau à peau » s’ajoute une protection de la mère contre les risques d’ostéoporose, du cancer du sein et des ovaires. L’allaitement facilite aussi la perte de poids après l’accouchement.

Le saviez-vous ? Allaiter et travailler, c’est possible

Selon l’article L1225-30 du code du travail, pendant une année à compter du jour de la naissance, la salariée allaitant son enfant dispose à cet effet d’une heure par jour durant les heures de travail. Les mamans peuvent allaiter dans l’enceinte du lieu d’accueil si l’organisation professionnelle le leur permet. Quant elles ne peuvent se déplacer, leur lait maternel peut être tiré dans des biberons préparés d’avance et donnés sur le lieu d’accueil. Enfin, il existe des solutions mixtes : l’allaitement se poursuit à la maison et des biberons de lait 1er et 2ème âge, ou une alimentation solide sont proposés sur le lieu d’accueil.

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