Fin de l’amniocentèse pour dépister la trisomie 21 ?




Photo : ©Piaoger/Flickr


L’amniocentèse permet le dépistage de la trisomie mais n’est pas sans risque pour la santé puisqu’elle peut entraîner une fausse-couche. Aujourd’hui une solution alternative s’offre aux futurs mères, le « PrenaTest ® ».

Déjà commercialisé en Allemagne, aux États-Unis, en Suisse, en Hollande et en Autriche, ce test consiste en une simple prise de sang et permet de déterminer la présence ou pas dans le foetus du Syndrome de Down, connu également sous le nom de trisomie 21.

Ce test «s’adresse exclusivement aux femmes enceintes en 12e semaine de grossesse et au-delà, courant un risque accru de trisomie 21 pour l’enfant en gestation» a indiqué le fabricant, Lifecodexx.

Interrogé par le Parisien, le professeur Yves Ville, acteurs français de la recherche sur ce Prenatest et chef du service de gynécologie obstétrique de la maternité de l’hôpital Necker, ne veut pas pour autant que ce test soit utilisé dans le seul but de choisir le profil génétique de son bébé.

C’est pourquoi il se prononce en faveur d’un encadrement de son utilisation en déclarant « Il ne doit servir qu’à remplacer l’amniocentèse en cas de risque avéré, et non devenir un kit à faire le caryotype d’un bébé ».

Pour l’instant le « PrenaTest ® » n’est toujours pas autorisé en France et doit encore recevoir le feu des autorités sanitaires.