Obésité infantile : la télé pointée du doigt




Crédit photo : ©Bill Branson, National Cancer Institute

La télévision, mais plus généralement l’absence d’activité physique et la trop grande sédantarité des enfants, est souvent pointée du doigt. Crises d’ashtme, obésité, hypertension ou bien encore retard dans le développement du langage des enfants regardant trop la télévision ont déjà été signalés par diverses études.

Aujourd’hui une nouvelle étude canadienne, dont se fait l’écho en France “Le Figaro”, va dans ce sens. Menée sur 1300 enfants âgés de 2 à 4 ans, elle confirme que ceux qui regardent trop la télévision ont davantage de problèmes de poids que les autres. Une différence qui s’explique bien sûr par le manque d’activité physique.

Pour cela des chercheurs de l’Université de Montréal ont pesé et mesuré le tour de taille d’enfants à l’âge de 2 ans et demi puis de 4 ans et demi. Ils ont ensuite évalué  leur habilité à courir, et à sauter. Dans le même temps ils ont demandé aux parents le nombre d’heures passées par leur enfant devant leur petit écran.

Au terme de l’étude, les scientifiques ont non seulement constaté des différences de tour de taille en fonction du nombres d’heures passées devant la télé mais aussi des difficultés plus ou moins importantes à effectuer des exercices simples comme le saut en longueur.

Cette étude a également permis  d’établir que les enfants de 2 ans et demi passaient en moyenne 8.8 heures par semaine devant la télévision… et 14,8 heures à 4 ans et demi. Il s’agit bien sûr d’une moyenne correspondant aux habitudes d’enfants québécois.

A partir de ces résultats les chercheurs de l’Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine en sont arrivés à la conclusion qu’il était possible de prédire avec une certaine précision le tour de taille et les performances sportives des enfants en fonction du temps qu’ils ont passé devant la télévision.

Ainsi, une heure passée devant la télévision équivaudrait pour un enfant de 4 ans et demi à une prise de 0.5 millimètre de tour de taille. Pour le saut en longueur, chaque heure passée devant la télévision équivaudrait à une diminution de la distance sautée de l’ordre d’un tiers de centimètre.