Bisphénol A : trop d’études sont écartées !



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©Avent

Comme indiqué plus tôt aujourd’hui, l’Autorité Européenne de sécurité des aliments s’est donc prononcée en faveur d’une baisse de la dose journalière tolérable (DJT) du BPA, de son niveau actuel de 50 µg/kg de poids corporel/jour (ou 0,05 mg/kg/pc/jour) à 5 µg/kg pc/jour (0.005 mg/kg/pc/jour).

Une décision qui ne satisfait que très moyennement le Réseau Environnement Santé (RES).

Dans un communiqué il reproche à l’agence une expertise qui ne tient pas compte de la réalité des données scientifiques et nie  95 % des données scientifiques publiées.

« Certes l’EFSA admet l’émergence de nouvelles preuves indiquant des effets du BPA sur la reproduction, le métabolisme, le système immunitaire et des effets neurocomportentaux et cardiovasculaires, mais par quelques tours de passe-passe, ces effets ne sont pas retenus comme pertinents » déplore André Cicolella, toxicologue et président du RES.

Et de rappeler que « 95 % des 900 études publiées sur la toxicité du bisphénol A montrent des résultats positifs. »

Pour le Reseau Environnement Santé, l’EFSA ne remplit pas le rôle qu’on est en droit d’attendre d’une agence en charge de protéger la santé publique et fait désormais partie des acteurs qui freinent l’adoption du changement de paradigme toxicologique imposé par les perturbateurs endocriniens.

Et de regretter « des prises de positions qui disqualifient de plus en plus l’EFSA, comme cela a été le cas aussi dans le dossier de l’aspartame ».

Pour aller plus loin, communiqué complet du Réseau Environnement Santé en cliquant ici