Importance du réseau social pour réduire les symptômes et la douleur face au cancer du sein



MArqueur du cancer du sein © Inserm, H. Rochefort

MArqueur du cancer du sein © Inserm, H. Rochefort

Importance du réseau social pour réduire les symptômes et la douleur face au cancer du sein par le Docteur Erard de Hemricourt.

Les femmes traitées pour un cancer du sein sont mieux à même de faire face aux douleurs et autres symptômes causés par la maladie si elles possèdent de nombreux amis et un réseau social bien développé. C’est le message principal d’une toute nouvelle étude publiée dans la revue ‘Breast Cancer Research and Treatment’.

Cette étude ne fait que confirmer les données précédentes qui montraient déjà un impact fortement positif de l’environnement social dans la gestion du quotidien des patients et patientes souffrant d’un cancer.

D’après cette étude (Social networks, social support mechanisms, and quality of life after breast cancer diagnosis. Candyce H. Kroenke et al., Breast Cancer Res Treat. 2013 May 9), les relations sociales améliorent nettement les indicateurs de qualité de vie chez les patientes traitées pour un cancer du sein.

Cette étude s’est concentrée sur plus de 3000 femmes suivies entre 2006 et 2011 en Californie et a analysé tous les types de liens sociaux existants : liens familiaux, maris, ami(e)s proches, connaissances ainsi que diverses activités sociales.

Ainsi, les patientes qui bénéficiaient de moments de relaxation ou de divertissement avec des gens proches (réseau familial ou amis) supportaient mieux la douleur ou d’autres symptômes physiques liés à la maladie. Par contre, les femmes qui restaient renfermées, avec peu d’amis et peu d’interactions avec le monde extérieur, avaient des indicateurs de qualités de vie beaucoup plus faibles.

Comme le souligne le Dr Kroenke ayant participé à cette étude : « … de larges réseaux sociaux et un soutien optimal permettent d’atteindre une meilleure qualité de vie face au cancer du sein. Étant donné que cette amélioration est conditionnée par la possibilité d’avoir une personne proche avec qui la patiente peut partager des moments agréables, des instants de relaxation et se changer les idées, il est possible que ce type d’interaction sociale positive puisse conduire les femmes à oublier pour un moment leurs difficultés face au cancer et ces effets physiologiques peuvent perdurer bien après l’interaction en question ».

Cette étude fait partie du nombre grandissant d’enquêtes qui soulignent le rôle de plus en plus primordial de l’entourage social dans l’amélioration de la vie de tous les jours des patients souffrant du cancer. Un seul mot d’ordre donc, pour accroître sa qualité de vie et faire face le mieux possible à sa maladie, il faut s’ouvrir au monde extérieur !

Docteur Erard de Hemricourt pour News Santé ©2013 – Tous droits réservés
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