Bronchiolite des nourrissons : les kinés défendent la kinésithérapie respiratoire



Plus tôt cette semaine, la revue médicale « Prescrire » a remis en cause l’efficacité de la kinésithérapie dans la bronchiolite des nourrissons.

Après s’être basée sur les résultats de 9 études, la revue l’a jugée inefficace, a mis en garde contre ses nombreux effets indésirables et a demandé à ce que les bébés soient épargnés par cette « épreuve ».

Réaction quasi immédiate de l’ordre national des masseurs-kinésithérapeutes. Dans un communiqué il a maintenu que la kinésithérapie avait bien une « action bénéfique » sur les symptômes de la bronchiolite chez le nourrisson.

Reconnaissant que la kinésithérapie respiratoire n’était pas un traitement contre le virus mais une action bénéfique sur les symptômes provoqués par celle-ci, l’Ordre a souligné que les 9 études présentées par la revue n’avaient porté que sur « des enfants hospitalisés, déjà en détresse respiratoire et particulièrement fragilisés ».

Pour l’ordre national des masseurs-kinésithérapeutes, ces études ne sont donc pas représentatives de l’ensemble des nourrissons pris en charge d’autant qu’elles s’appuient des techniques proscrites en France depuis 1994 comme « le drainage de posture et le « clapping ».

Quant aux fractures évoquées par la revue, l’Ordre rappelle qu’elle ont fait l’objet d’une étude sur 5 000 cas qui n’a révélé aucun cas de fracture de côte.

Enfin l’Ordre a tenu à rappeler que les kinés français employaient des techniques plus douces qui permettaient « à l’enfant de mieux respirer et donc de continuer à s’hydrater, se nourrir et mieux dormir ».