600 000 malades à bout de souffle : les ravages de la BPCO dénoncés



Lors de la 11ème journée mondiale de la Broncho – Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) du 14 novembre prochain, le CHU de Montpellier alertera le public sur les méfaits de cette maladie respiratoire, la 2ème après l’asthme. Provoquant 17 000 décès par an, elle est la 6ème cause de mortalité en France, et son incidence devrait encore croître. En 2020, les experts prédisent qu’elle sera la 3ème cause de mortalité dans le monde .

Le principal facteur de risque est le tabac. Avec ou sans symptôme (toux, crachat), le fumeur s’expose à un risque de BPCO. Il n’y a cependant pas de fatalité. Il est possible d’aider les malades d’abord par la prévention, en luttant contre le tabagisme. Ensuite en réalisant un diagnostic précoce qui permettra de changer le cours de la maladie. Trop souvent, la BPCO est  découverte tardivement, une fois les poumons atteints. D’où l’importance d’alerter le public à plus de vigilance face à des signes banals et souvent négligés. Quel que soit le stade de la maladie, l’arrêt du tabac stoppe les dégradations pulmonaires.

La BPCO concerne 5 à 10 % de la population adulte. Mais seulement 20 à 30 % des cas sont diagnostiqués et 10 à 15 % sont pris en charge !

La BPCO peut entraîner un déconditionnement à l’effort. Il s’agit de modifications des muscles pouvant aboutir à une véritable fonte musculaire, l’activité devenant ainsi très limitée.

Des programmes thérapeutiques de réhabilitation ont diminuent l’essoufflement, améliorent la tolérance à l’effort et la qualité de vie.
Ces informations seront commentées sur les stands tenus par les professionnels du CHU.

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