Hôpital : les patients en danger à cause de la fatigue des internes ?



Les internes, en première ligne dans les hôpitaux publics, n’en peuvent plus. En cause des conditions de travail particulièrement difficiles notamment en raison du non respect des heures de repos obligatoires.

Tel est le constat de l’Isnih, principal syndicat d’internes, qui a mené une grande enquête sur les gardes, les astreintes et le temps de travail des internes en médecine.

Il en ressort que le repos dit « de sécurité » n’est que trop peu respecté… certains internes étant contraints de travailler le lendemain de leur garde alors même qu’un repos de sécurité de onze heures est obligatoire à l’issue de chaque garde de nuit.

C’est en chirurgie, en gynécologie-obstétrique ou dans certains services spécialisés (cardiologie, médecine physique et réadaptation, etc.) que ce repos serait le moins respecté.

Une situation inquiétante pour le syndicat qui relève que c’est sein au sein des CHU (centre hospitaliers universitaires) que la situation est la plus préoccupante.

De cette enquête, il ressort également que 15% des internes interrogés affirment avoir commis des erreurs médicales de prescription, de diagnostic ou d’acte opératoire en lendemain d’une garde.  39% d’entre-eux pensent qu’ils en ont « probablement réalisées sans toutefois l’affirmer avec certitude.

D’autre part 90% des internes déclarent que ce repos est utile pour protéger patients et médecins et sont donc conscients des risques encourus même s’ils ne le respectent pas, ou ne peuvent pas le respecter.

Pour le syndicat, c’est l’insuffisance d’organisation au sein des services qui est généralement responsable de cette situation.

En conséquence l’Isnih réclame donc la mise en place de sanctions à l’encontre du médecin responsable de l’interne ainsi que de l’établissement hospitalier en cas de non-respect du repos de sécurité.

L’intégralité de cette grande enquête est disponible en version PDF en cliquant ici