Le sel favorise le risque de cancer de l’estomac



© Jorge Royan (cc 3.0)

Dans dans le cadre du programme de recherche national NutriNet-Santé, une récente a révélé que les Français avaient la fâcheuse habitude de manger trop salé, leurs apports en sel étant encore trop élevés par rapport aux recommandations internationales.

Aujourd’hui la plupart des consommateurs sont au courant qu’une consommation élevée peut entraîner de l’hypertension artérielle, cause majeure de maladie cardiovasculaire, d’accident vasculaire cérébral et de néphropathie.

Réduire la consommation de sodium, et donc de sel, est donc depuis longtemps un objectif majeur de santé publique, en France, comme dans le reste du monde.

Oui mais aujourd’hui une autre « mauvaise » nouvelle vient de tomber pour les amateurs de sel. Selon le « World Cancer Research Fund UK » un organisme britannique de prévention du cancer, une consommation excessive de sel favoriserait également les risques d’un cancer de l’estomac. Le sel serait ainsi mis en cause dans 1 cancer de l’estomac sur 7.

Pour bien faire il faudrait que chacun limite sa consommation de sel à 5 g par jour, limite fixée par l’Organisation mondiale de la santé. Aujourd’hui les français en consomment en moyenne 8.5 g par jour et par personne.

L’occasion de rappeler que selon Nutrinet Santé les 3/4 du sel consommé proviennent directement des aliments et un quart est ajouté par le consommateur lors de la cuisson des aliments ou directement son assiette au moment du repas.

Les groupes d’aliments qui contribuent le plus à l’apport en sodium dans l’alimentation sont le pain et les biscottes (24,1%), la charcuterie (12,5%), les fromages (8,1%), les légumes préparés (crudités…) ou cuits (6,8%) et les aliments-snacks et aliments de « fast food » (5,9%).

D’où un effort nécessaire plus important encore de la part des consommateurs mais aussi des industriels.