Alzheimer : des modifications génétiques identifiées



© UMR5296 CNRS CEA Université de Bordeaux

L’hippocampe (en rouge sur la photo) est une structure profondément enfouie dans le cerveau qui joue un rôle primordial dans les processus de mémoire. Son volume diminue avec l’âge, et cette diminution est accélérée dans le cadre de la maladie d’Alzheimer.

Aujourd’hui  et pour la première fois des scientifiques, dont des équipes de recherche françaises (1), ont permis de mettre à jour des mutations génétiques associées à une accélération du vieillissement cérébral et à cette réduction du volume de l’hippocampe.

Pour parvenir à ces résultats qui ont été publiés dans la revue spécialisée Nature Genetics, cette équipe internationale a notamment étudié les résultats d’ études épidémiologiques analysant les génomes et les IRM cérébrales de 9232 participants (dont 2000 en France) âgés de 56 à 84 ans.

Objectif : détecter une association éventuelle entre certaines mutations et la diminution du volume de l’hippocampe.

Verdict : des mutations génétiques sont bien impliquées dans la réduction du volume de l’hippocampe. Reste à déterminer quels sont ces facteurs « non encore identifiés » qui, dans des endroits bien précis du génome , déclenchent des mutations et entrainent la réduction du volume de l’hippocampe.

Pour Christophe Tzourio qui a piloté cette étude pour la France « cette étude marque un tournant majeur car elle confirme que des facteurs génétiques sont associés à une structure cérébrale, l’hippocampe, impliquée dans les démences et d’une façon beaucoup plus générale dans le vieillissement cérébral (…) c’est un pas vers une meilleure compréhension de cette maladie et du vieillissement du cerveau ».

(1) en neuroépidémiologie (Inserm U708 – Université de Bordeaux, C Tzourio), en imagerie cérébrale Groupe d’imagerie neurofonctionnelle (CNRS/CEA/Université Bordeaux Segalen, B Mazoyer), et en génétique (UMR 744 Inserm Université de Lille, P Amouyel).