Hépatite C : l’Afssaps décide de prendre en main le dossier du stylo injecteur



Il y a quelques jours le quotidien Libération révélait qu’un médecin français, le professeur Albert Tran, avait alerté en vain le laboratoire américain Merck du dysfonctionnement d’un stylo injecteur permettant l’administration du ViraferonPeg®, un médicament de référence indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d’hépatite C chronique ayant un ARN du virus de l’hépatite C positif (ARN-VHC).

Aujourd’hui l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a tenu à prendre en main ce dossier. C’est pourquoi elle a décidé de la mise en place dans les 10 jours d’un comité d’experts dont la mission sera de préciser les risques liés à ces dysfonctionnements et de proposer les mesures adaptées à la garantie de l’efficacité du traitement.

Dans l’attente des conclusions de ce comité d’experts, l’agence du médicament recommande aux patients de prendre contact avec les professionnels de santé chargés de les surveiller afin qu’ils s’assurent avec eux de la bonne utilisation de ce stylo injecteur mais aussi de l’efficacité du traitement.

Dans son communiqué l’Afssaps précise avoir reçu mercredi le laboratoire MSD-France et s’être entretenue avec l’auteur de l’alerte sur le fonctionnement des stylos injecteurs de ViraféronPeg, le Professeur Albert Tran, chef du service d’hépato-gastroentérologie de l’hôpital de l’Archet de Nice.

De ces entretiens il ressort que le professeur confirmé les termes de son alerte, à savoir des difficultés d’utilisation pouvant aboutir à la non injection ou à l’injection partielle du produit.

De son côté le laboratoire reconnaît avoir été destinataire de nombreuses réclamations sur le fonctionnement de ce stylo injecteur (250 en 2011) et indique qu’il envisage d’apporter des modifications techniques voire de repenser la conception du dispositif.