Les régimes amaigrissants ne sont pas sans danger



La pratique de régimes à visée amaigrissante n’est pas un acte anodin et nécessite un suivi personnalisé par un professionnel de santé. Tel est le message délivré par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). En novembre dernier déjà elle soulignait dans un rapport les risques importants liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement.

Aujourd’hui, et après une phase de consultation de l’ensemble des parties prenantes, l’Anses rend un avis définitif et confirme ses conclusions : la pratique de régimes à visée amaigrissante n’est pas un acte anodin, en particulier pour des populations sensibles. C’est par exemple le cas des adolescents, des femmes enceintes ou des personnes âgées.

Sans recommandation ni suivi d’un spécialiste ces régimes amaigrissants peuvent avoir de graves conséquences sur la santé : risques cliniques, biologiques, comportementaux, ou psychologiques.

La pratique de ces régimes peut également provoquer des modifications profondes du métabolisme énergétique du corps qui sont souvent à l’origine du cercle vicieux d’une reprise de poids, éventuellement plus sévère, à plus ou moins long terme. On appelle ça l’« effet yo-yo » des régimes.

Pour l’Anses, et quelque soit le régime pratiqué l’une des premières conséquences (majeure et récurrente) des privations et exclusions pratiquées, c’est la reprise de poids, voire le surpoids : plus on fait de régimes, plus on favorise la reprise pondérale. C’est d’autant plus vrai en l’absence d’activité physique.

Dans ses conclusions l’Anses insiste sur le fait qu’un régime alimentaire ne peut se justifier médicalement que par un excès pondéral effectif. Pour être efficace et sans danger il devra faire l’objet d’une prise en charge par des spécialistes – médecins nutritionnistes, diététiciens.

Enfin l’Anses rappelle que rien ne vaut une alimentation saine et équilibrée couplée à une activité physique régulière.

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Crédit photo : ©Bill Branson, National Cancer Institute