Action bénéfique de la lumière du jour sur la sclérose en plaques



« Action bénéfique de la lumière du jour sur la sclérose en plaques » par le Docteur Erard de Hemricourt. De nouvelles données expérimentales récemment publiées dans la revue ‘European Journal of Immunology’ viennent confirmer une idée généralement partagée par de nombreux neurologues sur l’action bienfaitrice de l’exposition au soleil et à sa lumière sur l’évolution de la sclérose en plaques.

Depuis de nombreuses années, les statistiques montraient une certaine association entre la prévalence de cette maladie neurologique auto-immune et la localisation du patient sur la surface terrestre. Selon le modèle utilisé, plus l’individu se situerait loin de l’équateur, moins il serait exposé à la lumière du jour et plus son risque de développer une sclérose en plaques augmenterait. Et les scientifiques avaient trouvé le coupable idéal : la 1,25 dixydroxyvitamine D3 (classiquement appelée vitamine D).

D’après l’article publié tout récemment sous l’égide du Dr Hayes de l’Université du Wisconsin-Madison (1,25-Dihydroxyvitamin D3 acts directly on the T lymphocyte vitamin D receptor to inhibit experimental autoimmune encephalomyelitis, Christopher G. Mayne et al. European J. Immun. 1 FEB 2011 DOI: 10.1002/eji.201040632), il existerait un lien certain entre la carence en luminosité solaire, le manque de vitamine D et la sévérité de la sclérose en plaques chez les malades atteints.

Plusieurs modèles expérimentaux cellulaires et tissulaires avaient déjà signalé dans le passé l’importance de l’action de la vitamine D sur certaines populations de lymphocytes (via le récepteur de la vitamine D ‘VDR’ activé).

Selon les responsables de cette nouvelle étude, le taux de vitamine D serait fortement lié à l’importance des manifestations cliniques de la sclérose en plaques et, bien que cette maladie due au dérèglement du système immunitaire soit très complexe et non encore entièrement décryptée à l’heure actuelle, il semble que des facteurs environnementaux tels que l’ensoleillement puissent agir directement sur l’évolution de cette maladie.

Par ailleurs, une autre étude publiée en février 2011 dans la revue ‘Neurology’ (Sun exposure and vitamin D are independent risk factors for CNS demyelination, R.M. Lucas et al. Neurology. February 8, 2011 vol. 76 no. 6 540-548) montre que les individus qui passent le plus de temps au soleil et ceux qui présentent des taux élevés de vitamine D sont ceux qui présentent le moins de risque de développer une sclérose en plaques.

Docteur Erard de Hemricourt pour News Santé ©2011 – Tous droits réservés

Crédit photo: Charles Collier – Flickr.com

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