Nécessité d’apports plus importants en vitamine D pour rester en bonne santé



« Nécessité d’apports plus importants en vitamine D pour rester en bonne santé » par le Docteur Erard de Hemricourt. On ne le répétera jamais assez : une alimentation saine reste l’un des pivots principaux de la bonne santé. Malheureusement, dans nos sociétés, il n’est pas toujours aisé de trouver une alimentation appropriée qui conviendrait parfaitement au fonctionnement de notre organisme et il faut parfois avoir recours à certains compléments alimentaires.

C’est particulièrement le cas pour la vitamine D qui reste une molécule fondamentale pour notre organisme et dont l’action et le rôle sont encore souvent méconnus du monde médical lui-même ! De nombreux médecins gardent en mémoire les informations distillées lors de leur formation médicale qui reprend pour l’essentiel le rôle de la vitamine D dans le métabolisme phosphocalcique et la solidité des os.

Cependant, depuis plusieurs années, de nombreuses études sorties dans la presse médicale spécialisée apportent de nouveaux éléments sur la fonctionnalité de la vitamine D au sein de nos cellules et les avantages d’une telle supplémentation. Ainsi, on apprend au fil du temps que la vitamine D aurait une action sur un vaste panel de gènes (plus de 2000 localisations au sein de notre génome) et que cette vitamine D préviendrait certaines maladies en renforçant notre système immunitaire.

L’action bénéfique de la vitamine D vient à nouveau d’être confirmée par une série d’articles publiés récemment dans plusieurs revues internationales.

Selon une étude parue en février 2011 dans le ‘Journal of Allergy and Clinical Immunology’ (S Sharief et al. Vitamin D levels and food and environmental allergies in the United States: Results from the National Health and Nutrition Examination Survey 2005-2006. J All and Clin Immun. doi:10.1016/j.jaci.2011.01.017), il existerait un lien entre un état de déficience en vitamine D et une recrudescence des allergies (atopies).

Les médecins du Albert Einstein College of Medicine de l’Université Yeshiva ont repris les données accumulées lors de l’étude NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey) réalisée sur plus de 3100 enfants/adolescents et 3400 adultes entre 2005 et 2006. Les scientifiques ont, au moyen du dosage des anticorps IgE, évalué pour chaque individu la sensibilité spécifique vis-à-vis de 17 allergènes différents.

Il ressort des différentes mesures effectuées qu’il existe une corrélation entre un état de carence en vitamine D et un état atopique particulier (allergie pour 11 des 17 substances testées) mais seulement chez l’enfant. Aucune association significative n’a pu être mise en évidence en ce qui concerne les adultes testés.

Ainsi, les enfants ayant une carence en vitamine D avaient selon les résultats de cette étude 2,4 fois plus de risques d’être allergiques aux cacahuètes. Selon l’un des médecins ayant participé à l’étude, le Dr Michal Melamed, cette étude montre une association entre deux états mais n’apporte pas de preuves formelles entre un éventuel lien de causalité.

On apprend d’autre part, selon des chercheurs de l’Université de Californie à San Diego, sous l’égide du Professeur C. Garland qui est l’un des meilleurs experts internationaux sur la vitamine D, qu’il faudrait augmenter de manière substantielle les apports en vitamine D afin d’éviter la survenue de bon nombre de maladies.

Ces données, publiées dans la revue à paraître du mois de février 2011 ‘Anticancer Research’ (Vitamin D Supplement Doses and Serum 25-Hydroxyvitamin D in the Range Associated with Cancer Prevention. C.F. Garland et al. Anticancer Res. Feb 2011), montrent qu’il faudrait augmenter les apports quotidiens de vitamine D à 4000-8000 UI afin d’obtenir un taux sanguin satisfaisant en vitamine ce qui permettrait de réduire de moitié le risque de plusieurs maladies graves telles que le cancer du sein, le cancer du colon ou la sclérose en plaques.

On est loin des recommandations internationales officielles qui préconisent une dose moyenne de 400 à 800 UI par adulte et par jour. Selon le Dr Garland : « la plupart des scientifiques travaillant dans ce domaine estiment à l’heure actuelle qu’il faut atteindre un taux sanguin en vitamine D allant de 40 à 60 ng/ml ».

Et d’après un récent rapport du National Academy of Sciences Institute of Medicine aux États-Unis, la prise quotidienne de 4 000 UI de vitamines D serait sans danger pour les adultes et les enfants de plus de 9 ans.

Docteur Erard de Hemricourt pour News Santé ©2011 – Tous droits réservés

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