Le Di-Antalvic bientôt retiré de la vente



D’ici à 15 mois les spécialités pharmaceutriques contenant du dextropropoxyphène (DXP) tels le Di-Antalvic seront retirés de la vente. Telle est l’annonce faite aujourd’hui par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Il y a un peu plus d’un an  le Comité des médicaments à usage humain de l’EMEA (Agence européenne d’évaluation des médicaments) se prononçait justement pour le retrait de la vente mettant en avant l’association paracétamol dextropropoxyphène contenue dans le Di-Antalvic.

Cette asocciation est suspectée d’être à l’origine de plusieurs intoxications mortelles suite à des surdosages. Ce médicament est disponible en France depuis 1964 sur prescription médicale.

A l’époque toutefois l’Afssaps s’était prononcée pour la maintien de l’association de ces spécialités en raison d’un profil de sécurité d’emploi satisfaisant dans des conditions normales d’utilisation.

Aujourd’hui toutefois la Commission Européenne en a décidé autrement. Par un vote du 14 juin la Commission demande dans un délai maximal de 15 mois le retrait des autorisations de mise sur le marché de toutes les spécialités en contenant, une décision valable pour toute l’Union Européenne.

Dans l’attente l’Afssaps préconise aux médecins de ne plus prescrire de médicaments contenant du DXP à de nouveaux patients ;
et de reconsidérer la prise en charge antalgique des patients actuellement traités.

Les patients traités sont de leur côté invités à prendre contact sans urgence avec leur médecin afin que soit reconsidéré leur traitement.

En 2004 déjà, la réévaluation du rapport bénéfice-risque des médicaments contenant du DXP, en Suède et au Royaume-Uni, avait conduit ces deux pays à retirer du marché l’association DXP/PC. Cette décision avait alors été motivée par le nombre important de décès retrouvés dans ces deux pays (200/an en Suède et entre 300 et 400/an au Royaume-Uni et au Pays de Galles), dans le contexte d’intoxications volontaires (tentatives de suicide) ou accidentelles à ce médicament.