La drogue chez les ados de 17 ans



Pour la 3eme fois, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies publie en complément de sa grand enquête nationale ESCAPAD (Enquête sur la Santé et les Consommations lors de l’Appel de Préparation À la Défense)  une exploitation régionale des usages de drogues à 17 ans.

Cette enquête permet de renseigner sur les niveaux d’usage et les évolutions en termes de produits et de modalités de consommation. La dernière enquête, menée en 2008, permet une exploitation régionale. Ces résultats proviennent de l’enquête ESCAPAD qui organisée lors d’une Journée d’appel de préparation à la défense (JAPD). La dernière enquête, celle menée en 2008, permet pour la 3eme fois une exploitation régionale des résultats et met en avant d’importantes disparités régionales.

Globalement, et à la vue des ces résultats, on constate au « niveau national » une stabilité voire une baisse des usages d’alcool, de tabac, de cannabis et d’ecstasy et une progression des expérimentations de cocaïne, poppers et à un niveau moindre, d’héroïne.

Il existe toutefois d’importantes disparités selon les régions. Si globalement la consommation d’alcool baisse au niveau national chez les jeunes de 17 ans, 4 régions (contre 6 il y a 3 ans) continuent de se distinguer par des niveaux plus élevés que dans le reste du territoire : Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Bourgogne et Languedoc-Roussillon.

Ce constat est également vrai pour le tabagisme quotidien qui est en baisse constante depuis plusieurs années. 5 régions font exception et apparaissent comme sur-consommatrices : Basse-Normandie, Poitou-Charentes, Languedoc- Roussillon et à un niveau un peu moindre l’Aquitaine et la Haute- Normandie.

Même topo pour l’usage de cannabis. Si le niveau d’usage régulier a baissé globalement, 5 régions sortent du lot et font appraître une consommation plus élevée que sur le reste du territoire. Aquitaine, Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Franche-Comté Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Bourgogne et Languedoc-Roussillon.

Pour les autres substances, à l’image des poppers, de la cocaïne et, à un niveau moindre, de l’héroïne, les niveaux d’expérimentation (usage au cours de la vie) des autres substances ont pour la plupart augmenté au plan national. Deux régions sont toutefois qualifiées de surexpérimentatrices : Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans ces deux régions l’enquête montre une surexpérimentation de cocaïne, ecstasy et poppers.

Le Nord-Pas-de-Calais se démarque par une expérimentation élevée d’ecstasy alors qu’une baisse est enregistrée sur le plan national.

De son côté, l’Île-de-France présente pour la première fois une expérimentation de cocaïne supérieure à celle du reste du territoire.

2 commentaires

  • Le Poitou-Charentes en tête sur presque tous les points : la Présidente de la Région va t’elle faire valoir ce bilan également ?

    C’est bien beau (et réellement utile à mon sens) de proposer une alternative aux jeunes filles pour l’IVG « encadrée » par les parents mais il y a également une prévention à faire en la matière de toxicomanie qui semble être passée en second point.

    Dommage, pour une fois qu’elle avait une bonne idée !

  • Et bien merci du renseignement
    mais la protection de nos enfants se résume pas simplement à de dépense de prendre les drogues .

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