Grippe A, mise au point de l’Afssa.



masquegrippeAParce que certains écrivent à peu près tout et nimporte quoi sur la grippe A, et pendant que l’épidémie de grippe A H1N1 continue sa progression un peu partout dans le monde, l’Afssa (Agence Française de sécurité sanitaires des aliments) a tenu à faire une petite mise au point sur ce fameux virus dont tout le monde parle (parfois à tort) mais dont on ne sait finalement pas grand chose…

D’où provient le virus ? La contamination peut-elle se faire par voie digestive ? Le virus responsable de l’épidémie est-il présent chez le porc ? Autant de question auxquelles tente de répondre l’Afssa.

D’où provient le virus responsable de la grippe humaine A/H1N1 ? Les premiers résultats d’analyses des séquences génomiques du virus influenza actuellement responsable de l’épidémie de grippe humaine suggèrent que tous les gènes de ce virus proviennent de différents virus influenza porcins, ces virus influenza porcins « donneurs » ayant eux-mêmes des gènes pouvant avoir au départ – avant l’adaptation à l’espèce porc – des origines humaines ou aviaires.

La contamination par le virus A/H1N1 peut-elle se faire par voie digestive? Le virus A/H1N1 n’est pas infectieux par voie digestive. Au cours de la pandémie, on peut continuer à manger de tout à et hors domicile. Pour autant, les règles d’hygiène de base continuent de s’appliquer : lavage fréquent des mains, lavage des fruits et légumes avant de les consommer, nettoyage des plans de travail de la cuisine avant de préparer des aliments et après. Ces règles appliquées consciencieusement suffisent à assurer l’hygiène et la salubrité des aliments, et ne sont pas propres au risque A/H1N1.

Le virus responsable de l’épidémie humaine actuelle est-il présent chez le porc ? Il n’y a pour le moment pas d’éléments montrant que ce virus réassortant ait circulé dans les élevages porcins et ait été responsable de foyers d’épizootie chez l’animal avant le déclenchement de l’épidémie humaine actuelle. À l’heure actuelle, on ne relève qu’un cas, déclaré au Canada, de transmission du virus humain A/H1N1 par un éleveur à son cheptel. En conséquence, il apparaît nécessaire de prendre des mesures afin d’éviter que des éleveurs éventuellement porteurs de ce nouveau virus ne l’introduisent dans les élevages. La FAO (Organisation des nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) a ainsi préconisé une « surveillance étroite » des populations porcines et notamment des maladies respiratoires. Elle a également recommandé que les personnes qui travaillent en contact direct avec les porcs s’abstiennent de se rendre sur leur lieu de travail si elles montrent des signes de faiblesse respiratoire, de fièvre ou d’autres troubles.

 Source : Grippe A/H1N1 : Questions / Réponses (Afssa 28/09/2009) 

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