Cancer du sein : davantage de femmes ont recours au dépistage organisé


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cancerduseinChaque année dans le cadre de l’opération “Octobre Rose” les autorités incitent les femmes âgées de 50 à 74 ans à participer au dépistage organisé du cancer du sein. Le dépistage précoce est en effet le moyen le plus fiable de détecter la maladie.

On ne pourra donc que se féliciter du taux de participation enregistré en 2009, un taux en constante progression depuis 2004. Ainsi en 2009, selon les données communiquées aujourd’hui par l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) 2 343 980 femmes ont eu recours au dépistage organisé du cancer du sein, soit 53 % de la population cible contre 52.5% en 2008. En 2004 ce taux n’était que de 40.2%.


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On retiendra que cette participation des femmes au dépistage organisé reste inégale selon les régions. Si on se mobilise beaucoup dans certaines régions où le taux de participation atteint les 60% (Aquitaine, Bretagne, Centre, Champagne-Ardenne, Limousin et Pays-de-la-Loire), il reste encore beaucoup à faire en Ile-de-France et en Corse où le taux de participation est inférieur à 45%.

On reste toutefois bien loin de l’objectif européen qui vise un taux de participation de 70 %.

Il paraît donc indispensable de faire un nouveau point sur le pourquoi du comment du dépistage. Pourquoi se faire dépister, par qui, comment, où ? Autant de question que vous êtes tout naturellement en droit de vous poser.

La coalition européenne contre le cancer du sein (Eurodona) tente de répondre à ces questions. Et tout d’abord en quoi consiste le dépistage du cancer du sein ?

Ce dépistage consiste à détecter un cancer, grâce à un test ou un examen, avant qu’il ne soit découvert par des symptômes. En santé publique, il consiste à proposer ce test ou cet examen à une population supposée en bonne santé pour identifier les personnes susceptibles d’avoir la maladie. Pour le cancer du sein, l’examen utilisé est la mammographie (radiographie du sein).

Pourquoi dépister le cancer du sein ? Parce qu’il y a 49 000 nouveaux cas de cancer du sein par an en France et que 11 à 1 2 000 femmes en meurent chaque année. Parce que le dépistage peut détecter des petits cancers du sein (< 1cm) qui guérissent dans plus de 90 % des cas.

Pour qui ? : Toutes les femmes de 50 à 74 ans inclus sont invitées, tous les deux ans, à un dépistage sans avance de frais dans le cadre du programme national de dépistage organisé.

Pour les femmes de 40 à 49 ans, un dépistage peut être prescrit à titre individuel par le médecin traitant (généraliste ou gynécologue) après qu’il ait informé sa patiente des avantages et des inconvénients du dépistage dans cette tranche d’âge.

Chez les femmes plus jeunes (< 40 ans) le dépistage par la mammographie n’est pas indiqué en dehors de cas particuliers, par exemple la présence de nombreux cas familiaux.Dans tous les cas, Parlez-en à votre médecin

Le protocole de dépistage organisé

  • Invitation, tous les deux ans, des femmes de 50 à 74 ans ;
  • Mammographie 2 films par sein (face et oblique) + examen clinique et entretien avec le radiologue ;
  • Concertation avec le médecin traitant (généraliste, gynécologue) qui conseille et oriente en fonction des résultats.
  • S’il y a une anomalie (dans la grande majorité des cas, ce ne sera pas un cancer) le radiologue fera un bilan complémentaire. Le médecin sera prévenu, vous serez orientée rapidement.

    S’il n’y a pas d’anomalie, par prudence, une deuxième lecture est organisée auprès d’un radiologue spécialisé en mammographie. Les mammographies et le compte rendu définitif vous seront remis.

    Comment pouvez-vous contribuer au programme ?

    Participez régulièrement. Si peu de femmes participent, ou ne le font qu’occasionnellement, ce serait un échec pour toutes les femmes et pour la santé publique dans ce pays : on dépistera peu de cancers, on sauvera peu de vies, l’argent public aura été inutilement investi dans le dépistage.

    Faites participer les autres femmes, transmettez-leur ces informations. Contactez les personnes seules, âgées, ou isolées (milieu rural, communautés étrangères, problèmes sociaux…)

    Combattez les idées reçues, qui « aveuglent la raison » et peuvent avoir des conséquences graves : « à force de chercher on finit par trouver », « la mammographie c’est trop douloureux (ou trop dangereux) », « ça ne risque pas m’arriver », « je préfère ne pas savoir » etc.

    Militez dans la vie associative féminine, c’est souvent l’occasion de rencontrer des femmes qui n’ont pas de protection en matière de santé. Soutenez les mouvements associatifs contre le cancer tels que la Ligue Contre le Cancer.

    Vous pouvez aussi adhérer  et faires adhérer à Europa Donna, qui soutient les femmes avant, pendant et après le dépistage, et lutte contre le cancer du sein sous tous ses aspects.

    Si une femme parle à une autre femme, tout devient possible.


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