Hépatite C : un stylo au cœur ‎d’un scandale ?




Une nouvelle qui fait l’effet du bombe dans le milieu médical en plein scandale sanitaire du Mediator et des des prothèses mammaires de la marque PIP (Poly Implant Prothèse). Selon une enquête menée par le quotidien Libération un médecin français, le professeur Albert Tran, aurait alerté en vain le laboratoire américain Merck du dysfonctionnement d’un stylo permettant d’injecter du ViraferonPeg®, un médicament de référence indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d’hépatite C chronique ayant un ARN du virus de l’hépatite C positif (ARN-VHC).

Selon le professeur Albert Tran, chef du service d’hépato-gastroentérologie de l’hôpital de l’Archet de Nice, le stylo permettant d’injecter le ViraferonPeg® ne permettrait pas de délivrer le produit alors même qu’on a appuyé dessus “tout en laissant croire que le produit est passé”.

C’est après avoir constaté que le ViraferonPeg® était bien moins efficace que le le Pegasys®, un produit concurrent mais similaire, que ce professeur s’est intéressé d’un peu plus près au fonctionnement du stylo.

Un an après avoir signalé ce dysfonctionnement il s’étonne du silence du laboratoire qui n’aurait pris la peine de signaler ce problème à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ni à l’Agence européenne des médicaments.