AccueilSante des enfantsL'anxiété : un fléau qui concerne un ado sur 2 en France

L’anxiété : un fléau qui concerne un ado sur 2 en France

Aujourd’hui, la moitié des adolescents Français sont en souffrance psychologique. Et parmi les maux, l’anxiété est le plus répandu.

Depuis la pandémie et les épisodes de confinement, la santé mentale est devenue une priorité. Toutes les tranches de la population peuvent aujourd’hui souffrir de détresse mentale, de dépression… Certains organismes œuvrent donc pour aider les plus sensibles à s’en sortir. C’est le cas notamment de Nightline France qui a mis en ligne un kit dédié aux étudiants.

Mais la dépression et l’anxiété peuvent également concerner des personnes plus jeunes. Les adolescents sont d’ailleurs parmi les plus touchés dans l’hexagone. Une récente étude publiée sur le site de l’Ipsos s’est d’ailleurs penchée sur l’état des adolescents. Mais il ressort que 53% des interrogés souffrent d’anxiété, soit plus d’un jeune sur deux.

Un état de détresse mentale aux origines variées

Pour l’étude, les sondeurs ont demandé aux adolescents ce qui les stressait le plus au quotidien. Sans grande surprise, l’école figure à la première place des générateurs de stress et d’anxiété chez les adolescents. Plus précisément, les jeunes redoutent davantage le système de notation ainsi que l’attitude de certains professeurs.

Néanmoins, la détresse mentale trouve aussi son origine hors du cadre scolaire. Elle est également présente dans les actualités qu’ils peuvent lire ou entendre. Soucieux de leur avenir mais aussi de la santé des autres, des sujets comme les violences faites aux enfants, l’écologie et même la géopolitique inquiétaient.

Cependant, l’école reste le facteur principal car il a été coté par 63% des participants, aussi bien filles que garçons. À noter que le panel de sondés comprenait 1 000 adolescents issus de tous les milieux et âgés de 11 à 15 ans.

Dépression, anxiété, mais aussi pensées suicidaires de plus en plus répandues

C’est la deuxième fois que l’Ifop et l’Ipsos établissent ce barème de la santé mentale des jeunes. Pourtant, les résultats obtenus cette année et en 2021 sont très inquiétants.

D’autant plus que les jeunes n’osent pas parler de ces problèmes mentaux. Ils estiment que comparé à ce qu’ils entendent, ces problèmes ne sont pas graves. De plus, un quart des sondés estime n’avoir personne à qui se confier sur l’état de leur santé mentale. En moyenne, seulement 6% d’entre osent franchir le pas. Or, cela pourrait empirer dans les années à venir s’il n’y a pas de prévention.

Hélène Roques, la responsable de Notre Avenir à Tous, ajoutait à ce sujet que « La France est en crise depuis plus de 30 ans et on assiste à une tendance de fond de la dégradation du bien-être des adolescents ».

Nathalie
Nathalie
Docteur en médecine général et titulaire d'un MBA Marketing et communication àl'IAE de Paris (Sorbonne Business School).
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