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La pollution sonore nocive pour la mémoire des enfants

Si nous sommes tous exposés sans le vouloir à la pollution sonore, celle-ci empêcherait les enfants de bien apprendre.

Au quotidien, la pollution sonore peut prendre différentes formes. Elle désigne aussi bien les bruits de circulation routière, les bruits de chantiers ou encore tous les sons émis dans un établissement scolaire. Cette pollution sonore peut également avoir lieu à domicile quand nous utilisons des appareils bruyants très souvent ou à cause du trafic aérien.

En février 2022, les Nations Unies alertaient le monde sur les dangers de la pollution sonore sur notre santé. Entre autre, un rapport rédigé par l’organisation signalait le nombre important de décès causé par ces nuisances. Il pointait également l’impact qu’il peut avoir sur les animaux.

Cependant, les enfants comptent parmi les personnes les plus sensibles à cette pollution. Une étude espagnole vient d’ailleurs de révéler les conséquences inquiétantes d’une exposition au bruit trop importante. L’étude en question a été publiée dans la revue spécialisée PLOS Medecine.

Les élèves de plus de 30 écoles de Barcelone observés par les scientifiques

Afin de déterminer l’impact réel des nuisances sonores sur les enfants, les chercheurs ont sollicité plus de 30 établissements scolaires différents de Barcelone. Puis ils ont porté leur attention sur tous les élèves âgés de 7 à 10 ans. Au total, cela représentait 2 680 enfants.

Tout d’abord, ils ont capté et mesuré la pollution sonore de l’école. Elle incluait les bruits de la rue attenante, de la cour mais également du bruit présent dans les salles de classe. En parallèle, ils ont demandé aux enfants de réaliser des tests cognitifs.

Ceux-ci se concentraient plus précisément sur deux capacités d’apprentissage primordiales : l’attention et la mémoire. Au bout de deux années scolaires de tests et de relevés, les chercheurs ont dévoilé leurs conclusions. Il s’avère que dès le plus jeune âge, ces nuisances sonores dégradent le cerveau des enfants.

Des capacités cognitives plus faibles au bout d’un an à cause de la pollution sonore

Les chercheurs ont constaté des capacités cognitives plus faibles chez les enfants exposé au bruit dès la première année. Ces nuisances réduiraient de 11% l’efficacité de la mémoire à court terme des enfants. Pire encore, la mémoire de travail dite complexe serait 23% moins efficace que chez des enfants dans un environnement plus calme.

Les chercheurs pointent également du doigt les pics de bruit, encore plus dangereux pour le cerveau des enfants. D’après eux, « les pics de bruit à l’intérieur de la salle de classe pourraient être plus perturbateurs pour le développement neurologique que le nombre moyen de décibels ».

Au delà de ces pics de bruit, les chercheurs ont enregistré des moyennes de pollution sonore supérieures à la limite recommandée par l’OMS. Si celle-ci est fixée à 53 décibels, elle était de 53 décibels dans la cour. Pire encore, elle était en moyenne de 63 décibels dans la rue.

Nathalie
Nathalie
Docteur en médecine général et titulaire d'un MBA Marketing et communication àl'IAE de Paris (Sorbonne Business School).
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