Saturnisme infantile : 4400 cas en France


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Dans le cadre de son bulletin épidémiologique hebdomadaire, l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) publie cette semaine les premiers résultats de l’enquête nationale de prévalence du saturnisme infantile en France ((intoxication au plomb).

Il en ressort que si les cas de saturnisme infantile sont en nette baisse depuis 15 ans (le chiffre a été divisé par 20), le nombre cas reste encore trop important. Il est estimé à 4 400 cas. Pour la plupart il s’agit enfants qui cumulent certains facteurs comme un habitat dégradé, un suroccupation du logement ou bien encore un environnement social défavorisé.


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En France Métropolitaine le nombre d’enfants de 1 à 6 ans concernés serait ainsi passé de 84 000 à 4 400.

L’InVS se félicite de ces bons résultats qui peuvent s’expliquer par l’efficacité des actions de prévention menées depuis 15 ans. Parmi ces actions : la suppression de l’essence au plomb, l’amélioration de l’alimentation, le traitement des eaux de distribution publique,l’amélioration de l’habitat, ou bien encore le contrôle des émissions industrielles…

On retiendra également de cette étude que 25% des enfants de 1 à 6 ans ont une plombémie supérieure à 25 µg/L et 5% une plombémie supérieure à 34 µg/L. Pour l’InVS ce constat reste préoccupant “car le plomb est un toxique pour lequel on ne connaît pas de seuil en dessous duquel il n’y aurait pas d’effet”.

C’est pourquoi l’InVS et la Direction Générale de la Santé recommandent d”agir sur les sources d’exposition encore existantes pour diminuer l’imprégnation des enfants mais aussi d’améliorer le repérage des enfants intoxiqués puisqu’une faible partie seulement d’entre eux est diagnostiquée chaque année.


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