L’Europe nie vouloir interdire le Nutella


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En début de semaine une violente polémique s’est emparée de la toile suite à la publication d’un article du Nouvel Observateur (dans sa version papier) qui indiquait que le Nutella était dans le collimateur de l’Union Européenne car considéré comme trop gras et trop sucré.

Très vite les choses se sont emballées… Certains ont annoncé à tort la disparition de cette pâte à tartiner, d’autres ont avancé que le fabricant serait à terme obligé de faire figurer certains messages de prévention du type “danger favorise l’obésité”.


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Et pourtant  rien de tout cela affirme aujourd’hui l’attaché de presse du Parlement Européen. “Tempête dans un pot de Nutella” semble être le titre le plus adéquat pour qualifier cette pseudo affaire.

Dans son communiqué de presse le Parlement nie avoir voulu interdire le Nutella (comme n’importe quel autre produit d’ailleurs) ou imposer des avertissements relatifs à la santé sur les étiquettes.

A propos du produit en lui même, voilà ce que précise le communiqué :  “Le Parlement européen a  pour objectif de renforcer l’information des consommateurs sur la composition des produits alimentaires qu’ils achètent, notamment sur le plan nutritionnel, mais en aucun cas de prendre position sur le caractère sain ou non d’un aliment, laissé à la libre appréciation de l’acheteur et du consommateur (…) ll n’y a pas de proposition visant à  interdire la commercialisation ou la vente de produits, quels qu’ils soient”

Même topo en ce qui concerne l’étiquetage. Dans le cadre du projet de législation en matière d’étiquetage des denrées alimentaires aucune proposition ne vise à imposer des avertissements relatifs à la santé sur les étiquettes de ces produits.  Selon les propositions actuelles deviendrait obligatoire la mention de la teneur en sels, en lipides et en glucides. “Une autre législation existante prévoit des règles sur les “profils nutritionnels”, un dispositif de surveillance du droit, pour un produit donné, d’apposer des allégations nutritionnelles et de santé, telles que “riche en calcium” ou “bon pour le cœur”.

Dans tous les cas ce projet de législation ne sera adopté que s’il est approuvé par le Parlement européen et les États membres de l’UE. Dans tous les cas et si ce projet venait à être adopté ces nouvelles régles n’entreraient pas en vigueur avant 2014.

Communiqué du Parlement Européen


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