L’épidémie de dengue s’intensifie en Guadeloupe et en Martinique


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Selon le dernier point épidémiologique de l’Institut de veille sanitaire (InVS) l’épidémie de dengue s’intensifie en Guadeloupe et en Martinique.

Ainsi en Guadeloupe la première semaine d’août a été marquée par une forte augmentation du nombre de cas par rapport à la semaine précédente (+43 % avec 4 100 cas recensés). Pour les deux semaines suivantes l’estimation moyenne est de 3900 cas hebdomadaires et reste largement supérieure au pic épidémique atteint en 2007. Depuis le début de l’épidémie en Guadeloupe on recense 4 décès dont 2 sont directement liés à la dengue.


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Idem pour la Martinique où le nombre de patients ayant présenté un tableau clinique évocateur de dengue est estimé à 3400 (nombre de personnes ayant consulté un médecin de ville). Pour la seconde semaine d’aout (du 9 au 15 août) ce nombre est estimé à 4160. Depuis le début de l’épidémie en Martinique 12 décès ont été enregistrés chez des patients porteurs du virus de la dengue dont 7 pour le seul mois de Juillet.

A noter qu’à Saint-Martin et en Guyane le nombre de cas cliniquement évocateurs s’est également maintenu au-delà des valeurs maximales attendues.

Dans un cas comme dans l’autre l’InVS et ses partenaires recommandent à titre individuel l’utilisation de répulsifs et de moustiquaires pour se protéger.

L’occasion pour les autorités sanitaires de rappeler à tous quels sont les gestes permettant à chacun de se protéger et de protéger les autres.

Il est tout d’abord impératif d’éliminer les eaux stagnantes où les moustiques pondent leurs oeufs (coupelles de pots de fleurs, gouttières…). Deuxième recommandation : il faut absolument porter des vêtements amples et couvrants, utiliser des répulsifs et dormir, même pour la sieste, sous des moustiquaires pour se protéger contre les piqûres de moustique.

Enfin il est vivement recommandé de consulter son médecin traitant en cas de fièvre brutale et de douleurs articulaires en particulier au retour d’un voyage en zone tropicale. Une personne piquée par un moustique porteur de l’un des virus peut à son tour contaminer un moustique “sain”. A son tour il peut alors transmettre le(s) virus.

Source : INPES – Ministère de la Santé – InVS


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