Echographie du sein en mode ductal : dépistage idéal des petits cancers (1-5 mm)


ANNONCES

“Echographie du sein en mode ductal : dépistage idéal des petits cancers (1-5 mm)”  par le Docteur Gilles Kern pour News Santé –  Cabinet de radiologie , 2 place de l’étoile , 38 000 Grenoble.

Les congrès mondiaux ou comités scientifiques internationaux ont montré en 2009 que l’approche anatomique ductolobulaire du sein est devenue incontournable, celle-ci peut être appliquée à toutes les formes d’imagerie y compris à visée thérapeutique.


ANNONCES

Ce concept anatomico-dépendant est particulièrement adapté à l’échographie ductale( ED). L’étude du sein par rotation, autour du mamelon d’une sonde de 10 à 18 Mhz ,  associée à l’élastographie a montré (congrès de Wien) une valeur prédictive négative proche de 95-100%. Cette analyse dynamique axée longitudinalement lobe après lobe montre aussi le drainage superficiel des ligaments de Cooper via le fascia superficiel et les ganglions lymphatiques. Couplée à la mammographie numérique, examen de référence, si bien réglée, dégageant les mêmes espaces sous cutanés la sensibilité diagnostique passe de 70 à 97%. L’ED suit la lumière de chaque canal, du mamelon à sa distalité et voit les carrefours ductoligamentaires (CDL) donc les sites préférentiels de malignité précoce : Le concept de <maladie maligne > prévaut sur celui de < tumeur >, grâce à la visualisation permanente de l’ensemble des structures ductolobulaires (SDL) replaçant l’envahissement locorégional à sa place habituelle en cancérologie. Cette technique anatomico-dépendante est enseignée par les professeurs du monde entier américains, asiatiques etc.,comme seule méthode intelligible et répétitive de la pathologie du sein.

Principe de la méthode : visualiser l’anatomie des structures ductolobulaires = SDL

L’Echographie mammaire ductale (ED) dépasse la classique échographie et toute forme d’imagerie sénologique non ductale car elle est basée sur l’anatomie des structures ductolobulaires (SDL). Le cancer du sein se forme à partir de l’épithélium et se développe d’abord dans les unités terminales ductolobulaires (UDTL) des lobes positionnés en rayons perimamelonaires. Chaque lobe a la forme d’un ovoïde très allongé rempli de tissu conjonctif et contient une structure creuse en forme de grappe de raisin dont les grains : les lobules secrètent le lait. La tige et ses branches = les canaux galactophores et ductules intra lobulaires drainent le lait au mamelon. La paroi interne des grappes creuses (acini) est tapissée par un fin revêtement : l’épithélium que seule l’ED peut analyser de façon claire à partir de 0.2 mm ; l’écho conventionnelle ne le peut pas en cherchant un nodule en « aveugle » : absurde !

Les ultrasons sont très sensibles à l’élasticité des tissus selon leur état solide, semi-liquide ou liquide et à leurs mouvements relatifs = valeur de l’étude dynamique sur DVD. Le tissu conjonctif lâche dont les contours et la trame sont constitués par des fibres de collagène réagit en corps solide bien délimité du coté cutané par la graisse et sur le versant ductolobulaire par le contenu liquidien des SDL.

La disposition spatiale des SDL est donc visualisée grâce à leur contenu liquide qui définit la limite du tissu épithélial qui les tapisse : interface microscopique à l’état normal permettant de déduire sa position spatiale. L’épithélium présente un aspect de gel semi-solide dès sa visibilité (0.2 mm) sans trame collagène : gris intermédiaire entre liquide et conjonctif (cf. échelle des gris de A T Stavros)  dès qu’une pathologie bénigne ou maligne induit cette épaisseur minimale. Le tableau de Stavros montre que physiquement le cancer est toujours hypo-échogène et sa stroma-réaction hyper-échogène : c’est la base, jamais prise en défaut en ED : il faut « surfer » sur les lobes par rotation de 360°autour du mamelon. Le dvd en dynamique résume parfaitement la procédure répétitive et pourrait servir de support d’archivage précisant au passage le temps minimum imparti à l’examen : 20 minutes en moyenne.

Conclusion :

L’échographie ductale une nouvelle fois est la seule méthode d’imagerie du sein  intelligible et reproductible car basée sur l’anatomie des structures ducto-lobulaires permettant une bonne  corrélation anatomo-physio-pathologique dés la visibilité macroscopique de l’épithélium (0.2 à mm) confirmée par les prélèvements.

La pathologie accentue le contraste différentiel des niveaux de gris : hypo-échogène de l’épithélium et  hyper-échogène du tissu conjonctif. Ce différentiel est mieux visible en ED : la maladie maligne est hypo-échogène : il est < inconcevable> d’évoquer encore aujourd’hui un< cancer hyper-échogène> du fait des signes conjonctifs périphériques : il s’agit d’une< aberration sémiologique> encore trop souvent décrite  pour ne pas être signalée ! Le concept de «  maladie maligne « prend un ascendant définitif sur celui de la « tumeur » grâce à la visualisation permanente de l’ensemble des structures ductolobulaires (SDL)

La sénologie ductale basée sur l’organisation ductolobulaire est devenue le « gold standard » des congrès mondiaux en 2009.


ANNONCES

Laisser un commentaire