La transsexualité n’est plus une maladie mentale

Désormais en France le transsexualisme (ou troubles précoces d’identité de genre) n’est plus considéré comme une maladie mentale. C’était une promesse de Roselyne Bachelot-Narquin Ministre de la Santé et des sports. C’est aujourd’hui une réalité suite à la publication cette semaine du décret correspondant au journal officiel.

C’est à la veille de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie le 17 mai 2009 que la ministre de la Santé avait annoncé la déclassification de la transsexualité de la catégorie affection de longue durée 23 « affections psychiatriques de longue durée ».

La prise en charge de ces patients sera désormais assurée dans le cadre du dispositif des affections de longue durée dites « hors liste » (31ème maladie), comme le proposait la Haute Autorité de santé (HAS), saisie par Roselyne Bachelot-Narquin dans son avis rendu, en date du 11 juin 2009.

Suite à la publication de ce décret, la France devient le premier pays au monde à ne plus considérer le transsexualisme comme une pathologie mentale. Selon diverses associations entre 40.000 et 60.000 personnes seraient concernées par cette décision en France.

Bien des problèmes restent toutefois à régler : assouplissement et raccourcissement des démarches de modification de l’état civil; lutte contre les violences et les discriminations qui pèsent sur les transsexuels…