La pollution favoriserait le risque d’accouchement prématuré

Photo : Dr. Edwin P. Ewing, Jr. - DR

Une étude américaine réalisée par des chercheurs de l’Université de Californie nous révèle aujourd’hui que la pollution atmosphérique aurait pour conséquence de favoriser les accouchements prématurés. Cette étude a été menée durant 22 mois et a porté sur 100 000 naissances.

Et selon cette étude les maternités des grandes agglomérations seraient particulièrement touchées par le phénomène avec 30% de naissances prématurées en plus par rapport à la moyenne nationale.

Particulièrement visés les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des émanations toxiques provenant essentiellement du trafic automobile mais aussi d’émissions domestiques et industrielles.

“Nos résultats montrent que les HAP sont des polluants inquiétants, et que des sources d’HAP ont contribué aux naissances prématurées” a expliqué Beate Ritz, l’un des co-auteurs de l’étude.

Mais les HAP ne seraient pas les seuls responsables de cette augmentation des naissances prématurées aux Etats-Unis.

Le nitrate d’ammonium, un composé chimique principalement utilisé dans les secteurs industriels et agricoles, serait lui aussi responsable d’une augmentation de 21% de ces naissances avant terme.