Greffe de peau : la science-fiction rejoint la réalité


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“Greffe de peau : la science-fiction rejoint la réalité” par le Docteur Erard de Hemricourt. À notre époque où les progrès technologiques surviennent si rapidement et où les avancées sur le plan médical nous laissent facilement pantois, il n’est pas exceptionnel d’observer des applications médicales qui auraient, hier encore, pu relever de la science-fiction. C’est par exemple le cas pour l’un des projets sponsorisés par le département des forces armées américaines et actuellement en cours de développement à l’Institut de Médecine Régénérative de la Wake Institute en Caroline du Nord (USA).

Dans cet antre de la technologie biomédicale, des chercheurs américains se sont appliqués à reproduire de la peau humaine en laboratoire. Jusque-là, rien de bien excitant. Ce qui l’est beaucoup plus par contre, c’est la méthode employée. Les patients souffrant de délabrements cutanés (brûlures, infections, traumatisme) doivent actuellement passer sous le bistouri du chirurgien pour la pose de greffons cutanés. Cette technique peut dans certains cas être contraignante, délicate et douloureuse pour le patient. Les scientifiques américains ont eu l’idée d’utiliser le principe de l’imprimante à jet d’encre pour asperger sur une zone mise à nu un liquide contenant des cellules spécifiques du derme (fibroblastes et kératinocytes) ainsi que certaines cellules souches qui avaient été préalablement prélevées sur le sujet lui-même. Ces cellules, après purification sont mélangées dans un liquide conservateur nutritionnel adapté dans lequel elles vont pouvoir se multiplier facilement et rapidement. Le liquide cellularisé est ensuite placé dans des cartouches spéciales, selon le même principe que celui des cartouches d’encre.


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La région cutanée abimée est dans un premier temps scannée au moyen d’un rayon laser afin d’en obtenir une topographie exacte. Ensuite, cette zone est placée directement au sein du ‘Bio Printer’ comme une simple feuille de papier et, voilà. La machine va balayer petit-à-petit la zone endommagée en déposant continuellement le précieux liquide sous forme de plusieurs couches en superposition. Les premières études réalisées chez la souris ont montré des résultats encourageants avec une récupération cutanée plus rapide qu’avec la méthode traditionnelle. La prochaine étape sera de transposer cette technique sur le porc, animal plus proche de l’homme et finalement, dans un futur espérons le, le plus proche possible, d’adapter cette procédure à l’homme.


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