Epidémie d’hépatite A ayant pour origine des tomates séchées


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L’InVS, l’Institut de Veille Sanitaire, signale qu’elle procède actuellement à une enquête suite à 55 cas d’hépatite A survenus entre le 20 novembre 2009 et le 5 février 2010. Ces cas ont été identifiés chez 26 femmes et 29 hommes répartis dans 18 départements de France Métropolitaine. Deux foyers plus importants ont toutefois été identifiés : l’un dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques (19 cas) et l’autre dans le Lot (15 cas). Sur ces 55 cas recensés, 27 patients ont du être hospitalisés. L’évolution a toutefois été favorable pour tous.

Après que les patients aient été interrogés sur leur consommation alimentaire (au cours des 2 à 6 semaines précédent la maladie), on peut penser que des tomates séchées sont à l’origine de ces différents cas d’hépatite A. Une consommation anormalement élevée de tomates séchées surgelés a en effet été notée chez ces personnes (consommation dans des sandiwchs ou dans des salades achetées dans des sandwicheries).


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Selon l’enquête de traçabilité qui a été réalisée par les autorités sanitaires, ces tomates provenaient d’un même lot de tomates, un lot importé de Turquie. Ce lot ayant été distribué entre début octobre 2009 et fin janvier 2010, il n’existerait donc plus de risque actuellement.

Même si le virus de l’hépatite A pénètre le plus souvent dans l’organisme par voie digestive, les transmissions de personne à personne restent possibles d’où la nécessité d’une bonne hygiène personnelle, en particulier l’hygiène des mains. Même si cela reste plus rare, la transmission de l’hépatite A peut se faire également par voie sanguine ou lors de rapports sexuels.

Dans son communiqué l’InVS précise que c’est la deuxième fois qu’une épidémie d’hépatite A est directement liée à la consommation de tomates séchées. Un premier cas avait été recensé en Australie en 2009 (240 cas entre mai 2009 à janvier 2010).


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