Cancer du sein : son retentissement sur la vie intime

Ce jeudi 7 octobre, Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des Sports, Dominique Maraninchi, président de l’INCa et Sophie Delaporte, directrice générale adjointe de la Santé ont lancé la campagne Octobre rose 2010.

Cette année la campagne a pour objectif de lever les réticences des femmes concernées par le dépistage organisé du cancer du sein et de les mobiliser en s’appuyant sur la solidarité de la famille et des proches via le message « Vous aussi, mobilisez les femmes que vous aimez ».

A l’occasion de ce lancement Roselyne Bachelot-Narquin est revenue sur les chiffres du cancer du sein, qui reste le cancer le plus fréquent chez la femme, avec plus de 52 000 nouveaux cas estimés en 2010 (source : InVS). Elle a également rappelé que le cancer du sein peut être guéri dans plus de 9 cas sur 10 s’il est détecté à un stade précoce, d’où l’importance du programme de dépistage organisé généralisé sur l’ensemble du territoire en 2004.

Rappelons que le dépistage du cancer du sein concerne les personnes ne présentant pas de symptômes. Il vise à détecter des
lésions susceptibles d’être cancéreuses ou d’évoluer vers un cancer. L’objectif est d’identifier au plus tôt la maladie afin de la traiter à un stade peu avancé.

Le lancement de l’opération “Octobre Rose” est l’occasion de revenir sur une étude menée par les psycho-oncologues de l’Institut Curie qui a permis d’identifier les retentissements du cancer du sein sur la vie intime des femmes. Selon cette étude plus de la moitié des femmes interrogées présentent des difficultés ou une insatisfaction sexuelles qu’elles attribuent à la maladie tumorale et ce, parfois plusieurs années après l’arrêt de leur traitement.

Afin d’anticiper ces difficultés et aider les femmes à mieux vivre « l’après-cancer », des formations pour les professionnels de santé et des consultations spécifiques de psychooncologie pour les couples ont été mises en place. Objectif : tout faire pour que les femmes vivent mieux « l’après-cancer ».

Cette étude a en effet permis une mise en évidence de facteurs psychologiques dans la perturbation de la vie intime, et en particulier la perception de la relation avec le partenaire. Cela a conduit l’Instiut Curie à mettre en place des consultations spécifiques pour les couples qui le souhaitent.

Pour plus d’informations vous pouvez vous conecter sur cancersdusein.curie.fr un site qui répond avant tout aux besoins des femmes touchées par cette maladie, de leurs proches et du grand public.