Boire 3 à 4 tasses de café pour vivre plus longtemps ?

Par le passé, plusieurs études nous ont montré qu’une consommation régulière de café pouvait avoir de nombreux bénéfices pour la santé et réduire les maladies cardio-vasculaires, les cancers digestifs, le diabète sucré… et même le taux de mortalité. Plus récemment une étude a révélé que les gros buveurs de café (au moins 4 tasses par jour) seraient plus « protégés » que les autres contre la sclérose en plaques (SEP).

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Aujourd’hui une nouvelle étude abonde en ce sens puisque selon ses conclusions boire 3 à 4 tasses de café par jour nous permettrait de vivre plus longtemps et en meilleure santé.

Les scientifiques ont fait recoupé, analysé et comparé les résultats des 200 études déjà menées sur ce sujet afin de confirmer ou pas les bienfaits supposés du café sur la santé humaine.

Et ils en sont arrivés à la conclusion que boire trois à quatre cafés par jour permettait non seulement de réduire les risques de maladies mais aussi d’augmenter l’espérance de vie.

Et c’est en recoupant les résultats de tous ces travaux qu’ils en ont conclu qu’une telle consommation permettait de réduire sensiblement le risque de diabète, de maladies du foie ou bien encore de démence. Ils ont aussi confirmé que le café pouvait prévenir l’apparition de certains cancers, sous réserve qu’il soit consommé avec modération.

Des chercheurs qui ne sont toutefois parvenus à établir de relations de cause à effet et ont tenu à mettre garde les femmes enceintes et les personnes sujettes aux fractures.

Le café vivement déconseillé chez la femme enceinte

L’occasion de rappeler que les chercheurs de l’Inserm nous ont déjà mis garde contre les dangers de la caféine pendant la grossesse et ses effets sur le cerveau en développement, la caféine étant la substance psychoactive la plus consommée au monde, y compris pendant la grossesse.

Selon une étude menée sur des souris par Christophe Bernard, directeur de recherche Inserm et son équipe au sein de l’unité 1106 Institut de Neurosciences des Systèmes” (Inserm/Université Aix Marseille), la caféine affecte le cerveau en développement, entraînant chez la progéniture une plus grande sensibilité aux crises d’épilepsie et des problèmes de mémoire.

Même s’il est délicat d’extrapoler ces résultats à la population humaine, ils posent la question des conséquences de la consommation de caféine par la femme enceinte.

Avant d’en arriver à ces conclusions, les scientifiques ont reproduit chez des souris femelles une consommation de café régulière (équivalent de 2-3 cafés par jour chez l’Homme), tout au long de la période de gestation (19-20 jours) jusqu’au sevrage de la progéniture, en ajoutant de la caféine dans l’eau de boisson.

Au terme de l’étude ils ont notamment constaté que les bébés souris étaient beaucoup plus sensibles aux crises d’épilepsie et qu’une fois adultes elles présentaient d’importants problèmes de mémoire spatiale, à savoir des difficultés à se repérer dans leur environnement.

A propos des ces résultats, Christophe Bernard a déclaré “Cette étude est la première démonstration des effets néfastes de l’exposition à la caféine sur le cerveau en développement. Bien qu’elle pose la question de la consommation de café chez la femme enceinte, il est nécessaire de rappeler la difficulté, liée à l’utilisation de modèles animaux, d’extrapoler ces résultats à la population humaine sans prendre en compte les différences de développement et de maturation entre les espèces”

Communiqué – Salle de presse de l’Inserm – Consommation de caféine pendant la grossesse et effets sur le cerveau en développement.