Arrêtez de fumer ! Même si vous avez déjà un cancer …


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interdiction_fumer“Arrêtez de fumer ! Même si vous avez déjà un cancer” par le Docteur Erard de Hemricourt. Fumer n’est pas bon pour la santé. Tout le monde le sait. Le tabagisme (qu’il soit actif ou passif) entraîne dans son sillage une multitude de pathologies cardiovasculaires, bronchiques, ORL ou cancéreuses qui représentent une plaie pour la sécurité sociale de nombreux pays et un réel défi pour notre société moderne et éduquée. Il est préférable de ne pas commencer à fumer ou au pire d’arrêter tant qu’il en est encore temps, avant de voir l’inéluctable arriver. Or une étude très récente, publiée dans le dernier numéro du British Medical Journal, pousse l’analyse encore plus loin. Non seulement, il est préférable d’arrêter de fumer tant qu’il en est encore temps, mais d’après cette méta-analyse, même si vous souffrez déjà d’une forme précoce de cancer pulmonaire, l’arrêt de la consommation de tabac aura un impact positif sur votre survie.

Cet article a pris en compte une série d’études de contrôle randomisées et d’études d’observation longitudinales ayant pour but l’analyse de l’arrêt du tabagisme après la découverte d’un cancer pulmonaire et son impact sur le pronostic et la survie à long terme. Et l’auteur de cette étude, le Dr Parsons, n’y va pas par quatre chemins. Sur dix études reprises dans la méta-analyse, neuf se sont concentrées sur les tumeurs pulmonaires diagnostiquées au stade précoce. D’après les résultats, les individus atteints d’un cancer pulmonaire non à petites cellules découvert au stade précoce, qui continuaient de fumer malgré leur maladie, présentaient un risque de mortalité globale bien plus élevée que les patients cancéreux qui avaient décidé d’arrêter de fumer (Hazard Ratio – risque relatif : 2.94). De même, le risque de récivide tumorale était également plus élevé si la consommation n’était pas stoppée au moment du diagnostic (HR : 1,86). Parallèlement, les malades atteints de cancer pulmonaire à petites cellules au stade inaugural (dont la survie à 5 ans en cas de forme limitée ne dépasse pas 20% !) profitaient également de l’arrêt du tabagisme.


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Une extrapolation basée sur ces résultats a permis aux auteurs de l’étude de construire des tables de mortalité pour chacune des formes de cancers : la survie estimée à 5 ans chez les patients de 65 ans porteurs d’une forme limitée de cancer pulmonaire non à petites cellules est de 33% en cas de persistance du tabagisme alors que cette survie à 5 ans atteint les 70% si le patient stoppe sa consommation de tabac. De même, au stade précoce du cancer pulmonaire à petites cellules, la survie à 5 ans en cas de persistance du tabagisme, estimée à 29%, passerait à 63% en cas d’arrêt du tabac.

Les conclusions de cette analyse sont sans appel : même en cas de découverte d’une tumeur pulmonaire, il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer !


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