Compléments alimentaires à base de spiruline : attention à leur provenance




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Spiruline, mise en garde. Ils sont devenus très “tendance” ces dernières années. Et pourtant les compléments alimentaires à base de spiruline, une algue riche en protéines, ne sont pas sans danger. Et parce qu’ils se vendent comme des petits pains sur la toile, , l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a souhaité adresser une mise en garde aux consommateurs. Première chose à faire : en vérifier la provenance.

La spiruline (une cyanobactérie présentée généralement à la vente sous forme de poudre) est un aliment traditionnel ancien consommé dans plusieurs pays. En France, on retrouve des préparations à base de spiruline sur le marché sous forme d’aliment courant (seul ou comme ingrédient) ou sous forme de complément alimentaire revendiquant divers bienfaits pour la santé.

Spiruline : pourquoi une mise en garde ?

Et s’il y a une mise en garde c’est aussi parce que de nombreux signalements d’effets indésirables susceptibles d’être liés à la consommation de compléments alimentaires contenant de la spiruline ont été rapportés à l’agence.

Dans un avis publié il y a quelques jours, l’Anses a tenu à préciser que ces produits pouvaient être contaminés par des cyanotoxines, des bactéries ou des éléments traces métalliques. Dans ce contexte, elle recommande aux consommateurs de privilégier les circuits d’approvisionnement les mieux contrôlés.

En dehors du risque de contamination, la spiruline ne semble pas présenter de risque sanitaire à de faibles doses (jusqu’à plusieurs grammes par jour chez l’adulte). Néanmoins, les effectifs des études épidémiologiques disponibles sont trop faibles pour mettre en évidence des effets rares tels qu’une hypersensibilité individuelle.

Pour autant, et au vu des caractéristiques de la spiruline et des effets indésirables rapportés, l’agence préfère déconseiller la consommation de ces compléments alimentaires aux individus atteints de phénylcétonurie ou présentant un terrain allergique.

Notez enfin qu’au regard du risque de contamination par des cyanotoxines, des bactéries ou par des éléments traces métalliques, l’Agence insiste sur l’importance de la maîtrise de la qualité des eaux de production de la cyanobactérie spiruline et de la maîtrise des procédés d’obtention de celle-ci par les fabricants.