Sauter le petit-déjeuner augmente le risque de maladies cardiaques




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Souvent boudé, notamment chez les jeunes, le petit déjeuner est un repas essentiel. Dans certains pays, il est d’ailleurs considéré comme le plus important de la journée.

Aujourd’hui une nouvelle étude confirme ses bienfaits et révèle que ceux qui ont pour habitude de sauter ce repas ont deux fois plus de risques que les autres d’être victimes de maladies cardiovasculaires.

Pour info les résultats complets de cette étude ont été publiés dans la revue spécialisée Journal of the American College of Cardiology.

Elle a consisté en une analyse des habitudes de consommation de 4.052 hommes et femmes d’âge moyen. Durant une périodes de 15 jours, ils ont été invités à renseigner aux chercheurs ce qu’ils avaient consommé au petit-déjeuner et le temps qu’ils avaient passé à le faire.

Ces derniers ont ensuite pris compte plusieurs facteurs (IMC, taux de cholestérol,niveau d’activité physique, consommation d’alcool) puis ont examiné avec beaucoup d’attention l’accumulation graisseuse dans les artères autour du coeur et du cou.

Verdict au terme de l’étude: ceux qui sautent ce repas avaient  deux fois plus d’accumulation graisseuse dans les artères (athérosclérose) que ceux qui mangent un bon petit-déjeuner.

Les auteurs de l’étude ont toutefois précisé que ceux qui avaient pour habitude de sauter le petit déjeuner étaient aussi ceux qui avaient une moins bonne hygiène de vie…

Sauter le petit déjeuner : déjà en 2013…

Si cela vous rappelle quelque chose c’est parce qu’une autre étude en était déjà arrivée aux mêmes conclusions en 2013. Petite piqûre de rappel…

Menée par des chercheurs de la Harvard School of Public Health, cette vaste étude avait consisté essentiellement à observer les comportements alimentaires de près de 27 000 hommes âgés de 45 à 82 ans entre 1992 et 2008.

La conclusion avait été  on ne peut plus claire : les hommes qui sautent le petit-déjeuner ont 27 % de risques en plus d’avoir une crise cardiaque ou de mourir d’insuffisance coronarienne, en comparaison bien sûr avec ceux qui ne se nourrissent pas correctement le matin.

Les auteurs de l’étude avaient par ailleurs précisé que ne pas prendre son petit-déjeuner le matin pouvait conduire à certains risques, comme l’obésité, l’hypertension, un fort taux de cholestérol et de diabète.

Cette étude avait aussi permis de révéler que les hommes sautant le petit-déjeuner étaient souvent “jeunes, fumeurs, travaillant à plein temps, célibataires, ayant moins d’activité physique et buvant davantage d’alcool ».

Des chiffres qui ne faisaient que confirmer les tendances déjà observées au sein de la population française. A l’époque une enquête de l’USEM (l’Union Nationale des Mutuelles Etudiantes Régionales) avait permis de démontrer que les matins sans petits déjeuners étaient malheureusement monnaie courante chez les étudiants, 1 étudiant sur 5 ne prenant que deux repas par jour.