AVC : quels facteurs de risques entre 18 et 55 ans ?




Geralt/Pixabay

L’AVC ou accident vasculaire cérébral est la 3ème cause de décès en France, il est la 1ème cause de handicap acquis chez l’adulte. Aujourd’hui des scientifiques ont voulu savoir quelles en étaient les principales causes chez les plus jeunes

Ainsi, et selon une étude allemande dont s’est fait l’écho le site PassionSante.be, l’hypertension artérielle et la sédentarité sont les principaux facteurs de risques d’un AVC chez le jeune adulte (18-55 ans, ndrl).  Comme chez leurs aînés…

Avant d’en arriver à cette conclusion, une équipe allemande a comparé le profil de 2000 patients âgés de 18 à 55 ans et ayant été victime d’un AVC (ischémique ou hémorragique) avec celui de 8500 personnes sans antécédent neurologique vasculaire.

Ont été examinés les facteurs de risques suivants : hypertension artérielle, excès de cholestérol, diabète, maladie coronarienne, tabagisme, consommation excessive d’alcool, sédentarité ou bien encore obésité.

Et tout comme chez des personnes plus âgées, deux facteurs de risques se sont particulièrement distingués: la sédentarité et l’hypertension artérielle.

Cela ne signifie bien sûr pas que les autres facteurs de risques soient à négliger..

AVC : les facteurs qui augment les risques

L’occasion de refaire un petit point sur les facteurs de risques connus

  • l’hypertension artérielle : c’est le facteur majeur. Vous devez connaître vos chiffres tensionnels ! S’ils sont régulièrement au-dessus de 14/9 cm Hg (ou 140/90 mm Hg), vous devez consulter votre médecin qui pourra débuter un traitement approprié ; dans tous les cas, il faudra réduire vos apports en sel (le sel retient l’eau, c’est bien connu et donc augmente la pression du sang)
  • l’intoxication par le tabac : une consommation de tabac (même une seule cigarette par jour) augmente le risque d’AVC ; arrêter de fumer diminue par deux votre risque d’AVC
  • l’Hypercholestérolémie : elle est souvent familiale. Vous devez donc vous inquiéter et connaître vos chiffres de cholestérol sanguin si quelqu’un dans votre famille est atteint ou traité pour une hypercholestérolémie, ou si plusieurs personnes dans votre famille a eu un infarctus du myocarde. Dans les analyses de cholestérol que le laboratoire vous rend, il y a le cholestérol total, le « bon » cholestérol (appelé HDL) et le « mauvais » cholestérol (appelé LDL). C’est le LDL qui est important de contrôler.
  • le diabète : votre glycémie à jeûn doit être inférieure à 7 mmol/l (1, 26 g/l)
  • certaines maladies cardiaques (arythmie, maladie des valves cardiaques par exemple) qui nécessitent un traitement anrticoagulant toute la vie