Annonces de Marisol Touraine : la ligue s’interroge




ligue-cancerComme vous le savez, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a présenté ses grandes orientations de la future loi de santé.

Présente pour l’occasion, la Ligue contre le cancer s’interroge sur l’absence totale d’annonces concernant :

Le programme national de réduction du tabagisme : annoncé le 4 février dernier par le Président de la République, le contenu devait être dévoilé avant l’été. J-2 avant le 21 juin, la ministre de la Santé a seulement indiqué que des mesures seraient annoncées prochainement, restant imprécise sur la nature ou la date de présentation de ce programme. Avec 73 000 morts causées par le tabac chaque année, nous n’avons plus le temps d’attendre.

La lutte contre l’alcool : si la ministre de la Santé a reconnu qu’un jeune sur deux, âgé de 17 ans était concerné par l’alcool, aucune disposition concrète n’a été annoncée. Les autres victimes de l’alcool ont, quant à elles, été totalement oubliées. Les lobbys alcooliers ont-ils eu plus de poids que la santé publique ?

La Ligue rappelle que, chaque année, en France :

– le tabac est responsable de 73 000 morts évitables ;
– l’alcool est responsable de 50 000 décès évitables dont 40% avant 65 ans.

Une véritable LOI DE SANTE peut-elle oubliée ces nombreuses victimes ? Comment apporter les moyens de se prémunir et de se protéger des cancers si nous oublions les deux principaux facteurs de risque ?

Cependant, La Ligue contre le cancer se félicite de la volonté de la ministre de la Santé de mettre en place une politique de santé d’excellence accessible à tous. En effet, la Ligue encourage certaines orientations énoncées ce matin, qu’elle appelait de ses vœux :

– l’instauration d’un parcours éducatif en santé, dès le plus jeune âge
– la mise en place d’un logo sur les produits alimentaires industriels prouvant leur qualité nutritionnelle. La Ligue contre le cancer demande que ce logo soit explicite, simple avec des impacts réels ;
– la généralisation du tiers-payant à tous les assurés ;
– la volonté de renforcer la communication et de mutualiser les moyens entre les professionnels hospitaliers et les professionnels en ville ;
– la volonté de réduire les délais d’accès aux essais cliniques ;
– l’application de la démocratie sanitaire, avec notamment l’obligation de représentation des usagers du système de santé dans toutes les instances.