L’exposition au Bisphénol A doit être divisée par 10 !




Photo : Edgar181 (DP)

“L’exposition au Bisphénol A doit être divisée par 10 !”. Tel est le message délivré par l’Autorité Européenne de sécurité des aliments.

Après s’être penchée sur plus de 450 études portant sur les dangers potentiels pour la santé associés au BPA, l’agence a identifié des effets indésirables probables sur le foie et les reins, ainsi que des effets sur la glande mammaire, comme étant liés à l’exposition à cette substance chimique.

Quant aux effets possibles du BPA sur les systèmes reproductif, nerveux, immunitaire, métabolique et cardiovasculaire, ainsi que sur le développement de cancers, l’agence estime qu’un lien est improbable mais qu’ils représentent une incertitude supplémentaire concernant les risques que présente cette substance.

Et même si l’EFSA indique que le risque sanitaire pour tous les groupes de population est faible, ses experts recommandent toutefois que la dose journalière tolérable (DJT) pour le BPA soit abaissée, de son niveau actuel de 50 µg/kg de poids corporel/jour (ou 0,05 mg/kg/pc/jour) à 5 µg/kg pc/jour (0.005 mg/kg/pc/jour), et qu’elle soit établie sur une base provisoire.

Pour mémoire, le bisphénol A est employé comme monomère dans la fabrication de plastique polycarbonate utilisé dans des articles tels que des bouteilles réutilisables ou des conteneurs de stockage, ainsi que dans le revêtement en résine époxyde de certaines boîtes de conserves alimentaires et cannettes.

En avril dernier, l’Anses recommandait de protéger les populations les plus sensibles (nourrissons, jeunes enfants, femmes enceintes et allaitantes) préconisant le remplacement rapide du BPA par des “substances ou technologies alternatives dont l’innocuité est démontrée”.