Médicaments : une vente en grande-surface bientôt possible ?




© Fotolia

© Fotolia

L’Autorité de la concurrence lance un véritable pavé dans la marre en prenant ouvertement position pour la vente de médicaments sans ordonnance en dehors des officines de pharmacie et donc dans les grandes surfaces.

Dans un communiqué publié hier, l’Autorité insiste sur la nécessité de faire évoluer favorablement la concurrence dans ce secteur d’activité au bénéfice de la filière dans son ensemble et des consommateurs.

Soulignant que les médicaments faisaient bien trop souvent l’objet de vente directe du laboratoire à l’officine, et donc sans intermédiaire, l’Autorité pense qu’il s’agit là d’un “moyen pour le laboratoire de maintenir ses marges à un niveau élevé et de maîtriser les prix de vente au détail”.

Cette forme de distribution peut donc constituer un frein à une baisse des prix… d’où l’idée d’ouvrir partiellement le monopole officinal afin de permettre aux consommateurs de bénéficier de tarifs bien plus attractifs.

Pour autant, pas question de remettre en cause le monopole pharmaceutique. Pour l’Autorité de la concurrence, la vente doit continuer d’être encadrée par des professionnels diplômés.

Depuis plusieurs années déjà Michel-Edouard Leclerc, le patron des centres Leclerc, dénonce le monopole des pharmacies mais aussi les différences de prix qui peuvent aller, selon lui, du simple au triple selon les officines sur certains médicaments non remboursés.

Il réclame lui aussi le droit de pouvoir des médicaments sans ordonnance au sein de ses magasins.

En février dernier il dénonçait une concurrence quasi inexistante et faisait part de son ambition de vendre ces médicaments à des prix inférieurs de 25 % à 30 % par rapport aux pharmacies d’officine.