Virus mutant H5N1 – vers une reprise des recherches




© Inserm, Rosa-Calatrava, Manuel & Ressnikoff, Denis

Il y a tout juste un an, c’était au mois de janvier 2012, on apprenait que des chercheurs avaient décidé de suspendre leurs recherches sur le virus mutant H5N1.

Aujourd’hui, via les deux revues spécialisées “Nature” et “Science”, on apprend qu’ils ont décidé de mettre fin à cette longue pause en reprenant leurs recherches.

“Nous mettons fin à un moratoire volontaire sur les recherches effectuées sur la transmission de la grippe aviaire” ont-ils annoncé tout en précisant que les recherches allaient reprendre uniquement dans les pays qui ont déjà donné leur feu vert.

Petit retour sur les faits… En septembre 2011, des chercheurs de Rotterdam (Pays-Bas) suscitent l’émoi au sein de la communauté scientifique. Ron Fouchier et son équipe indiquent en effet être parvenus à modifier en laboratoire le génome du virus H5N1, un virus mutant capable de se transmettre facilement entre mammifères et potentiellement entre humains (par simple proximité avec un malade).

Très vite la communauté scientifique s’inquiète des risques d’utilisation de ces recherches par des bioterroristes.

Organisation mondiale de la santé, scientifiques et cercles gouvernementaux mettent alors en garde contre la possible mise au point d’un virus susceptible de décimer des populations entières et pouvant donc tomber entre de mauvaises mains, celles de groupes terroristes par exemple.

Dans une lettre publiée dans “Science et Nature” , les scientifiques décident alors de suspendre leur travaux en déclarant  via un communiqué “Au vu des inquiétudes (soulevées) par les récentes recherches sur la grippe aviaire, les scientifiques travaillant sur les moyens de transmission de la souche du H5N1 se sont accordés pour cesser leurs recherches dans ce domaine”.

Un an plus tard, les recherches vont donc reprendre… dans un climat apaisé puisque selon l’OMS toutes les mesures de sécurité nécessaires auraient été prises.