L’UFC-Que Choisir met au « banc » les mutuelles étudiantes




logo UFC Que Choisir (DR)

La célèbre association de consommateurs UFC-Que Choisir pointe du doigt les mutuelles étudiantes, des organismes privés investis d’une mission de service public, dont elle dénonce le fonctionnement.

Dans un communiqué l’UFC-Que Choisir évoque un constat calamiteux et réclame une remise à plat d’un système qui est aussi défavorable aux étudiants qu’onéreux pour la collectivité.

C’est suite de nombreux plaintes d’étudiants à propos des services de leurs mutuelles, que l’association a décider d’ initier un sondage et une enquête de satisfaction en ligne.

Et pour l’UFC-Que Choisir, la seule chose qui en ressort c’est que les mutuelles étudiantes ne méritent qu’un bonnet d’âne.

En premier lieu l’assocation dénonce le fait que la plupart des étudiants ne connaissent par leurs droits. Ainsi seuls 39 % d’entre-eux aurait ainsi intégré le rôle premier des mutuelles -remplacer la sécurité sociale de leurs parents.

37 % des nouveaux étudiants ignoreraient que les complémentaires santé qu’elles proposent ne sont pas obligatoires.

L’UFC-Que Choisir déplore également les mauvaises relations entre mutuelles et assurés. Le 1/3 des nouveaux inscrits attendraient ainsi plus de 3 mois pour recevoir leur carte vitale et il serait particulièrement d’entrer en contact avec sa mutuelle.

Pire encore de nombreuses clauses abusives auraient été recensées par les juristes de l’association. Elles sont relatives à la résiliation du contrat, aux délais pour déclarer un sinistre, à l’obligation du mode de paiement des cotisations…

Enfin l’association dénonce des frais de gestion exorbitants de ces mutuelles, des frais qui seraient 3 fois supérieurs à ceux de l’Assurance-Maladie.

Pour mettre fin à ces abus, l’UFC-Que Choisir réclame que la gestion de la sécurité sociale des étudiants soit confiée à l’assurance maladie mais aussi que les étudiants soient préservés, sur leurs lieux d’études, du démarchage des mutuelles étudiantes pour leurs différentes activités privées.

En attendant l’association a mis en demeure les 11mutuelles en leur demandant de supprimer de leurs contrats, sous trois semaines, les clauses abusives qu’ils contiennent.