Paternité tardive = risque accru d’autisme et de schizophrénie chez l’enfant




Herbivore (Public Domain)

Selon une étude menée par des chercheurs islandais, l’âge du père lors de la procréation peut avoir une incidence sur d’éventuelles maladies psychiques des enfants à naître.

Relayée par le site TF1 News, cette étude révèle qu’une paternité tardive augmente sensiblement le risque de voir se développer chez l’enfant des troubles autistiques ou une schizophrénie. En cause : les mutations spontanées qui augmentent rapidement en fonction de l’âge du père.

Ainsi et selon Kari Stefansson, l’un des auteurs de l’étude, deux mutations spontanées de plus sont observées chez l’enfant à chaque année supplémentaire du père lors de la conception de l’enfant.

Lors de la procréation l’homme apporte ainsi 25 mutations à son enfant lorsqu’il a 20 ans et 65 lorsqu’il en 40.

Si les mutations spontanées sont l’une des principales sources de diversité génétique et permettent ainsi l’évolution des espèces, elles peuvent aussi entrainer un certain nombre de maladies ou de malformations congénitales.

Et selon ces chercheurs 97% des nouvelles mutations spontanées dues à l’âge dans un couple sont attribuables au père.