La chimiothérapie pourrait être contre-productive




Dans certains cas la chimiothérapie peut se révéler contre-productive et pousser des cellules saines à produire une protéine qui alimente la tumeur et entraîne une résistance au traitement.

Telles sont les conclusions d’une étude américaine menée par des chercheurs du “Fred Hutchinson Cancer Research Center” et dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue Nature Medicine.

Alors qu’ils travaillaient sur la résistance à la chimiothérapie observée dans certains cancers métastasés (sein, prostate, poumon, colon) les scientifiques ont ainsi mis en évidence le rôle important des fibroblastes, des cellules non cancéreuses, dans la cicatrisation des plaies et la production de collagène.

Lorsque ces cellules sont situées à proximité d’un cancer et sont exposées à la chimiothérapie, elles  subissent des altérations de leur ADN et produisent une protéine qui contre toute attente permet aux cellules cancéreuses de se développer, de résister au traiement et de se propager ensuite aux tissus environnants.

Après analyse de prélèvements de tissus prélevés chez des hommes atteints par un cancer de la prostate, les chercheurs ont constaté que la production de cette protéine avait augmenté jusqu’à 30 fois . Ces résultats ont ensuite été confirmés par l’analyse de prélèvements effectués sur des patientes atteintes de tumeurs du sein et des ovaires.

A l’AFP, l’un des co-auteurs de l’étude a déclaré “Nos découvertes montrent que le microenvironnement de la tumeur a un impact sur la réussite ou l’échec des traitements (…) Un anticorps à cette protéine pourrait améliorer la réaction et permettre d’utiliser des doses thérapeutiques plus petites et moins toxiques”.