Des stents biodégradables à l’essai en France




© National Institutes of Health (DP)

Il y a maintenant deux semaines, une étape importante était franchie par la start-up française ART (Arterial Remodeling Technologies). Dans le cadre d’un essai clinique, un stent biodégradable était en effet été implanté à un patient de 61 ans qui souffrait du rétrécissement d’une artère coronaire. Cette’opération a été renouvelée avec succès la semaine dernière à Paris.

Cette nouvelle technique d’angioplastie coronaire est conçue pour disparaître au bout de 18 mois via la circulation sanguine, le temps nécessaire pour “permettre à l’artère de recouvrer progressivement sa liberté de mouvement”.

Le professeur Antoine Lafont, cardiologue à l’hôpital Georges Pompidou (Paris) et co-fondateur d’ART, a précisé dans un communiqué que ce dispositif permettait également d’éviter la prise d’antiagrégants au long cours.

L’autre avantage de ces stents biodégradables c’est une diminution importante du risque de complications et notamment du risque accru de thrombose (formation d’un caillot de sang).

Le métal contenu dans les stents actuels peut en effet entraîner une réaction de corps étranger qui va créer une inflammation, à l’origine de ce risque.

Ce risque n’existe pas avec ces stents “nouvelle génération” qui sont fabriqués à partir d’un matériau biodégradable et biocompatible qui se dégrade en eau et dioxyde de carbone  sans laisser de trace dans l’organisme.

Rappelant que les récents “stents actifs” contenaient un médicament à diffusion progressive, le Professeur a rajouté “Notre stent est totalement naturel, sans aucun produit actif” ce qui permet également “d’éviter toute autre complication liée au produit pharmaceutique”.

Une trentaine de patients au total devraient recevoir ce stent coronaire en polymère au cours des trois prochains mois. Premières évaluations d’ici à 6 mois.