La fessée responsable d’affection mentales ?




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Et l’éternel débat sur la nécessité ou pas de donner la fessée aux enfants refait surface à la une de l’actualité. Plusieurs études ont déjà tenté de démontrer que la fessée pouvait rendre les enfants plus agressifs.

L’une des dernières en date , publiée au début de l’année 2012,  a montré que les enfants ayant régulièrement reçu ce châtiment corporel devenaient plus agressifs avec leurs proches en grandissant, une agressivité qui perdurerait à l’âge adulte .

Cela se confirme aujourd’hui avec les résultats d’une nouvelle étude canadienne selon laquelle les enfants ayant reçu régulièrement des fessées (ou châtiments corporels légers) avaient plus de risques que les autres de présenter des pathologies mentales à l’âge adulte (désordres comportementaux, problèmes d’alcool ou de drogue)

Ce risque serait de accru de 2 à 7% selon cette étude menée auprès de 653 adultes.

Et si ces chiffres peuvent paraître anecdotiques, ils démontrent que cette punition corporelle peut-être considérée comme “un facteur de risque pour souffrir de problèmes mentaux une fois adulte” a déclaré le Docteur Victor Fornari, directeur du département de psychiatrie infantile au North Shore-Long Island Jewish Health System.

Au début de l’année deux scientifiques canadiens parvenaient quasiment aux mêmes conclusions. Joan Durrant et Ron Ensom se disaient alors persuadés que la fessée pouvait avoir des effets à long terme sur certains troubles du comportement comme  la dépression, l’anxiété et même l’alcoolisme.

Les résultats complets de cette étude ont été publiés dans la revue spéciaisée Pediatrics.