La contraception sauverait 250 000 femmes par an




Photo : ©Piaoger/Flickr

Selon une étude britannique dont les résultats viennent d’être publiés dans revue médicale “The Lancet”, la contraception sauverait près de 250 000 femmes chaque année dans le monde. 100 000 femmes supplémentaires pourraient également être sauvées si elles disposaient de moyens contraceptifs adéquats.

Ainsi et selon cette étude, l’augmentation de l’utilisation des contraceptifs dans les pays en développement a réduit le nombre de décès maternels de près de 40% au cours des 20 dernières années, simplement en réduisant le nombre de grossesses non désirées.

Ainsi, et selon des chiffres de 2008,  on estime à 355 000 le nombre de  femmes mortes des suites de couche ou d’avortements dangereux  et à 250 000 le nombre de celles qui ont eu la vie sauve grâce à la contraception (réduction du nombre de grossesses à risques, allongement des intervalles intergestationnels).

Et si d’importants progrès ont été enregistrés dans les pays en développement, il n’en est pas de même partout notamment en Afrique sub-saharienne où seules 22% des femmes actives sexuellement disposent d’un moyen de contraception adapté.

«Si toutes les femmes qui le souhaitent avaient accès à la contraception dans les pays en développement, le nombre des décès maternels pourrait encore baisser de 30%» a précisé celui qui a dirigé l’étude, le professeur John Cleland de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres.

Cette étude démontre également qu’une contraception adéquats peut aussi augmenter le taux de survie des enfants, principalement par l’allongement des intervalles intergestationnels.

Ainsi dans ces pays, le risque de prématurité et de faible poids de naissance serait doublé lorsque la conception a lieu dans les 6 mois de la naissance précédente. Quant aux enfants nés dans les 2 ans d’une fratrie aînée, ils auraient 60% de risques en plus de mourir dans la petite enfance que ceux qui sont nés plus de 2 ans après.